Une équipe du CIUSSS récompensée pour un programme qui fait bouger les patients

Des membres de notre CIUSSS reçoivent un prix d’innovation le 15 décembre des mains de Jessica Rassy (première rangée, deuxième à partir de la gauche) de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de Montréal/Laval. Première rangée, de gauche à droite: Diana Dima, chef de service des Effectifs d'infirmières praticiennes spécialisées; Sarah Wan, conseillère Soins infirmiers, Soins cardiovasculaires; et John Marsala, chef d'unité de Soins infirmiers, Centre cardiovasculaire Azrieli, USCV/USICU K2. Rangée arrière, de gauche à droite: Patrick Grenier, spécialiste en Activités cliniques, CVU/CVICU K2; Lucie Tremblay, directrice des Soins infirmières; et André Poitras, coordonnateur clinico-administratif, Divisions de l’urgence, des soins intensifs médicaux et chirurgicaux et des soins cardiovasculaires.
Des membres de notre CIUSSS reçoivent un prix d’innovation le 15 décembre des mains de Jessica Rassy (première rangée, deuxième à partir de la gauche) de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de Montréal/Laval. Première rangée, de gauche à droite: Diana Dima, chef de service des Effectifs d'infirmières praticiennes spécialisées; Sarah Wan, conseillère Soins infirmiers, Soins cardiovasculaires; et John Marsala, chef d'unité de Soins infirmiers, Centre cardiovasculaire Azrieli, USCV/USICU K2. Rangée arrière, de gauche à droite: Patrick Grenier, spécialiste en Activités cliniques, CVU/CVICU K2; Lucie Tremblay, directrice des Soins infirmières; et André Poitras, coordonnateur clinico-administratif, Divisions de l’urgence, des soins intensifs médicaux et chirurgicaux et des soins cardiovasculaires.

Un programme promouvant la mobilisation précoce des patients est reconnu par l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec

Une équipe du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal a remporté un prix de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec pour un programme novateur, implanté à l’Hôpital général juif, visant à encourager l’activité physique précoce chez les patients souffrant de troubles cardiovasculaires aigus.

Le Prix d’innovation de l’Ordre régional des infirmières et infirmiers de Montréal/Laval a reconnu une équipe multidisciplinaire au Centre cardiovasculaire Azrieli qui a mis au point un Programme de mobilisation précoce.

Diana Dima, conseillère-cadre en soins infirmiers au Centre cardiovasculaire Azrieli, a eu l’idée de ce projet en 2018, quand elle a remarqué que les patients souffrant de troubles cardiovasculaires aigus avaient tendance à rester dans leur lit toute la journée, comme ils le faisaient depuis des décennies.  

« Il s’agit d’une ancienne idée qui date des années 1950 », explique Madame Dima. « La culture était de laisser ces patients se détendre afin de laisser reposer leur cœur et d’éviter d’autres dommages. »

Madame Dima pensait qu’il devait y avoir une meilleure manière de soigner ces patients. En collaboration avec une équipe multidisciplinaire de l’Unité de soins intensifs cardiovasculaires, elle et ses collègues ont entrepris de transformer la démarche de soins prodigués aux patients cardiaques gravement malades. Et, plutôt que de favoriser le repos au lit, ils ont mis au point et implanté un programme visant à faire lever ces patients et à les faire bouger le plus rapidement possible.

Le Programme de mobilisation précoce, dirigé par les infirmières, a remporté un tel succès qu’il a été adopté par les unités de soins cardiovasculaires au Centre hospitalier de St-Mary’s et au CUSM, en plus d’être entériné par le Conseil canadien des infirmières et infirmiers en soins cardiovasculaires.

Le prix de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec reconnaît l’apport de Madame Dima ainsi que celui de Diane Brault, adjointe à la Directrice des soins infirmiers; de Julie Valiquette, conseillère-cadre à la pratique professionnelle, Direction de la réadaptation et des services multidisciplinaires; et du Dr Michael Goldfarb, directeur de la Qualité des soins et de la Sûreté, Division de cardiologie à l’HGJ.

« C’est un sentiment merveilleux d’être reconnu », dit Madame Dima, qui est maintenant  chef de service des Effectifs d’infirmières praticiennes spécialisées

au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. « Ce prix souligne ce que les infirmières peuvent faire à titre de professionnelles à part entière pour améliorer les soins au chevet des patients. Et, ce qu’elles peuvent accomplir lorsqu’elles ont le soutien de la Direction des soins infirmiers. »

Il a fallu une année complète d’études et de recherches pour mettre en place le programme avec l’Équipe multidisciplinaire. Madame Dima et le Dr Goldfarb, qui ont effectué des recherches dans les documents existants, ont trouvé des programmes de mobilité pour les unités de soins intensifs générales, mais rien de particulier pour les patients ayant besoin de soins cardiovasculaires, « et c’est la raison pour laquelle nous avons cerné le besoin d’en développer un pour cette clientèle », ajoute Madame Dima.

L’un des éléments clés du programme est une grille permettant d’évaluer les capacités fonctionnelles des patients, en utilisant une échelle d’un à cinq; cet « Instrument de mesure du niveau de fonction » aide les prestataires de soins de santé à prescrire les activités appropriées que ce soit s’asseoir sur une chaise, de faire des exercices au lit ou de marcher dans l’Unité de cardiologie.

La notion de mobilisation précoce est une rupture avec la pratique de longue date de garder au lit pendant toute la journée les patients souffrant d’affections cardiaques aiguës, comme l’arythmie ou l’insuffisance cardiaque, qui fondé sur le principe que le mouvement compromet leur rétablissement. 

« Il n’y a aucune raison pour que ces patients restent alités s’ils sont médicalement stables », souligne Madame Dima. « Ils devraient bouger dès que c’est possible, en fonction de leurs capacités. »  

Le programme de notre CIUSSS engage la participation des patients et de leurs familles, qui ont répondu avec enthousiasme. En effet, selon les résultats d’un sondage effectué auprès de plus de 100 patients, 94 % d’entre eux ont dit qu’ils pensaient que la mobilisation précoce aidait les patients à se rétablir.  

Et, le programme donne des résultats concrets. Comparativement aux non-participants, les patients ayant bénéficié d’une mobilisation précoce sont plus susceptibles de rentrer à leur domicile plutôt que d’aller dans un centre de réadaptation. « Les patients se lèvent et bougent plus rapidement qu’avant », note Madame Dima. « Quand ils quittent l’Unité de soins intensifs cardiovasculaire, l’amélioration de leur mobilité fonctionnelle est mesurable. »