Une dose d’optimisme : ce que l’on ressent en administrant le vaccin contre la COVID-19

Gabrielle Gaudreault-Malépart (à droite), physiothérapeute au Centre de réadaptation Lethbridge-Layton-Mackay, travaille au site de vaccination du Carré Décarie pendant sa journée de congé. « J’ai le sentiment de contribuer à l’effort collectif », dit-elle.
Gabrielle Gaudreault-Malépart (à droite), physiothérapeute au Centre de réadaptation Lethbridge-Layton-Mackay, travaille au site de vaccination du Carré Décarie pendant sa journée de congé. « J’ai le sentiment de contribuer à l’effort collectif », dit-elle.

Lorsque certaines personnes se présentent pour recevoir leur vaccin contre la COVID-19, elles s’effondrent et pleurent. Certaines disent que ce vaccin représente leur chance de serrer de nouveau leurs petits-enfants dans leurs bras. D’autres partagent leurs rêves de voyager. « J’ai l’impression de leur offrir un cadeau », dit l’infirmière Claire Larose en parlant de la vaccination.

 Madame Larose est l’une des centaines de membres du personnel et de recrues qui participent à l’un des événements les plus marquants de l’histoire des soins de santé : l’administration des vaccins contre la COVID-19. Après une année de confinement et de stress en raison de la pandémie, les travailleurs disent qu’ils ont le sentiment d’injecter une bouffée d’espoir avec chaque dose.

« Nous en venons à réaliser que ce n’est pas un geste banal. C’est très symbolique. Les gens sont tellement heureux d’être ici, ils pleurent de joie », dit Madame Larose.

Au Carré Décarie, l’un des sites de vaccination de notre CIUSSS, plusieurs travailleurs de la santé disent avoir été témoins de moments déchirants depuis le début de la campagne de vaccination publique, le 1er mars. Certains octogénaires et nonagénaires leur ont dit que pour venir au site de vaccination ils avaient quitté leur domicile pour la première fois depuis le début de la pandémie, l’année dernière.

Parfois, les clients se confient au vaccinateur quand ils sont assis côte à côte pendant la vaccination. Une femme a dit qu’elle regrettait encore d’avoir raté la fête d’anniversaire de sa petite-fille l’été dernier. D’autres personnes admettent qu’elles se sentent seules.

« Une femme a pleuré et dit qu’elle était très émue d’être ici parce que c’était la première fois qu’elle quittait son domicile », se souvient l’infirmière Marlen Laverde. Tout comme Madame Larose, Madame Laverde a interrompu sa retraite d’infirmière clinicienne au sein de notre CIUSSS pour participer à la campagne de vaccination. « Pour plusieurs personnes, le vaccin représente une lumière au bout du tunnel ».  

L’Équipe des ressources humaines de notre CIUSSS a recruté plus de 400 personnes comme injecteurs et vaccinateurs (la tâche des vaccinateurs comprend l’évaluation des clients), ainsi que des centaines d’autres personnes pour des rôles comme l’accueil. Environ 300 employés actuels du CIUSSS donnent également de leur temps pour appuyer l’effort de vaccination, pour faire un petit geste qui contribuera à accélérer la fin de la pandémie.  

L’infirmière clinicienne Maryam Ghahramani, infirmière-chef adjointe au Centre résidentiel Saint-Margaret, prête main-forte à la campagne de vaccination pendant ses vacances.
L’infirmière clinicienne Maryam Ghahramani, infirmière-chef adjointe au Centre résidentiel Saint-Margaret, prête main-forte à la campagne de vaccination pendant ses vacances.

L’infirmière clinicienne Maryam Ghahramani, qui est l’infirmière-chef adjointe au Centre d’hébergement Saint-Margaret, a pris la décision de tirer parti de ses deux semaines de vacances pour travailler au site de vaccination du Carré Décarie.

« Ce sont mes vacances, et j’en profite », dit Madame Ghahramani entre l’administration de deux doses. « J’ai le sentiment que nous avons la mission d’aider. Les gens disent que les travailleurs de la santé sont des superhéros, et nous devons être dignes de cette confiance. Il s’agit de nos familles, de nos voisins, de notre communauté, et de faire ce qu’il faut pour que nous soyons de nouveau tous libres et en sécurité ».

Gabrielle Gaudreault-Malépart, une physiothérapeute au Centre de réadaptation Lethbridge-Layton-Mackay, s’est portée bénévole pour administrer les vaccins pendant ses jours de congé. « Je voulais voir ce qui se passait sur le terrain, plutôt que seulement pendant le téléjournal », explique-t-elle. « J’ai le sentiment de contribuer à un effort collectif. À titre de travailleuses et de travailleurs de la santé, nous sommes motivés par le désir d’aider ». Les réactions positives des clients sont une prime dit-elle. « Ils disent qu’ils attendaient ce jour depuis très longtemps ».

Selon le Dr Lawrence Rosenberg, le président-directeur général du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, la campagne de vaccination a « fait ressortir ce qu’il y a de meilleur chez nos gens ». 

« C’est très touchant de les voir venir donner de leur temps comme bénévole », a déclaré le Dr Rosenberg lors de sa visite au site de vaccination du Carré Décarie un matin à la mi-mars. « C’est un exemple typique de l’abnégation des membres du personnel, qui viennent pendant leurs journées de congé, ou qui interrompent leur retraite et font ce qu’ils peuvent pour que les clients reçoivent ce qu’ils méritent ».

« Ils disent : ‘ nous ne sommes pas ici pour nous; nous sommes ici pour les citoyens de notre territoire’ »

Le CIUSSS est à la recherche de vaccinateurs et d’injecteurs. Pour plus d’information, allez à la page Carrières ou téléphonez au 514-293-0526.