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Une dame de 113 ans célèbre cette étape importante de sa vie au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman

Cecile Klein (à droite) est accompagnée de Conchita Crooks (à gauche), sa PAB principale lors des célébrations de son 113e anniversaire de naissance, au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman (MDB)

Cecile Klein a survécu à la grippe espagnole de 1918 et à la pandémie de la COVID-19 de 2020! Elle a connu la grande dépression, deux guerres mondiales et les joies d’innombrables célébrations.  

Et, le 15 juin, Madame Klein s’est réveillée dans sa chambre au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman pour célébrer un autre événement mémorable : son 113e anniversaire de naissance.

Ce matin-là, Conchita Crooks, sa PAB principale lui a demandé « Savez-vous quel âge vous avez aujourd’hui? Vous avez 113 ans! ».

« Et alors, je ne suis pas vieille », a répondu Madame Klein.

Elle a ensuite demandé si elle pouvait échanger sa portion de lait contre un verre de vin. C’était le début prometteur d’une journée importante. Pour cette fête d’anniversaire remplie de ballons, de gâteau, de danse et d’une sérénade musicale du stationnement de MDB, Madame Klein était entourée de cinq générations de membres de sa famille et de nombreux amis.

La longévité de cette supercentenaire canadienne est attribuée à de bons gènes et à une vie active. Mais il s’agit également d’un hommage aux membres du personnel du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal qui prennent soin de Madame Klein à MDB depuis 2017, y compris pendant le bouleversement de la pandémie du coronavirus.

« La célébration de cet anniversaire de naissance important n’aurait pas eu lieu sans les soins et le dévouement des membres du personnel », dit Harriet Nussbaum, la fille de Madame Klein. Elle souligne que pendant la pandémie, Kim Weippert, la spécialiste des loisirs thérapeutiques s’est assurée de la mettre en contact avec sa mère chaque semaine par le biais de Skype pour que les liens familiaux étroits soient maintenus quand les familles n’étaient pas autorisées à venir au Centre.  

« Nous avons eu beaucoup de chance avec les membres du personnel », ajoute Madame Nussbaum. « Ils ont traité ma mère comme si elle était leur propre grand-mère ou leur arrière-grand-mère ».

Madame Crooks fait partie de ce personnel chaleureux. C’est elle qui s’occupe de Madame Klein tous les jours, engage la conversation et veille sur cette dernière quand elle est assise sur le côté de son lit. Madame Crooks décrit Madame Klein comme « ma petite chérie ».

« Elle est drôle et courageuse. C’est une belle âme », ajoute Madame Crooks. « Cette fête d’anniversaire est une grande récompense pour moi. Elle est notre héroïne ».

Madame Klein est née à Montréal, en 1907. Toute jeune, pendant la grippe espagnole, elle accompagnait son père pour livrer de la nourriture et des produits de première nécessité aux personnes dans le besoin. Madame Nussbaum dit que sa mère a certainement un système immunitaire à toute épreuve : elle ne se souvient pas de l’avoir vue avoir la grippe.

Madame Klein a toujours eu un esprit curieux et mené une vie active. Elle a parcouru le monde avec son défunt mari, Erwin, et dans leur soixantaine, le couple a traversé le Canada et les États-Unis, sac au dos, en autobus. Madame Klein était aussi une fidèle assidue des conférences de l’École Mini-Med de l’Hôpital général juif. Elle a même reçu un gâteau d’anniversaire en classe pour son 108e anniversaire de naissance.

L’anniversaire de Madame Klein, qui est maintenant la personne la plus âgée au Québec, a été célébré en grande pompe à MDB. Madame Klein a été amenée sur un balcon d’où, entourée de ballons et de membres du personnel attentifs, elle a été sérénadée depuis le stationnement. 

Madame Klein arborait un macaron ‘C’est non anniversaire’ (Birthday Girl), et Madame Crooks s’était assurée qu’elle portait sa combinaison préférée de couleur violette. Par la suite, les membres du personnel se sont réunis au cinquième étage pour lui chanter ‘Bon anniversaire’, lui présenter des fleurs et danser. Madame Weippert a pris la main de Madame Klein en lui disant qu’elle devait être épuisée. « Absolument pas », a répondu Madame Klein. Elle était prête à continuer.