Une bonne idée… sous leur nez!

Ces 16 gestionnaires de notre CIUSSS ont fait pousser leur moustache au profit de la recherche sur le cancer de la prostate à l'Hôpital général juif
Ces 16 gestionnaires de notre CIUSSS ont fait pousser leur moustache au profit de la recherche sur le cancer de la prostate à l'Hôpital général juif

Les hommes membres de l’équipe de direction du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal laissent leur rasoir dans le tiroir pendant un mois à l’appui de la recherche et des soins liés au cancer de la prostate.

En effet, ils laissent pousser leur moustache et leur barbe afin de recueillir des fonds au profit du Service d’urologie de l’Hôpital général juif, et plus particulièrement pour soutenir la recherche sur le cancer de la prostate et améliorer le diagnostic et les traitements de cette maladie.

Le projet a été lancé récemment, quand André Poitras, coordinateur clinico-administratif, à la Division de l’urgence, des soins intensifs médicaux et chirurgicaux et des soins cardiovasculaires, a décidé de laisser pousser sa moustache pour recueillir des fonds à l’appui de la lutte contre le cancer de la prostate, même si cela signifiait qu’il devait raser sa barbe et recommencer à zéro. Quand il a fait part de son projet à ses collègues Dominic Labranche, coordinateur clinico-administratif, Dialyse, Mère-Enfant et Neuroscience, et Serge Cloutier, directeur général adjoint, Soins infirmiers, ces derniers ont voulu y participer également.

« Serge a ensuite poussé les choses encore plus loin en présentant le projet à la Fondation de l’HGJ », explique Monsieur Poitras en souriant. « Dan Gabay (le directeur général adjoint du CIUSSS) a eu vent de l’initiative et il a incité d’autres hommes à y participer. Maintenant, nous sommes 16 hommes à laisser pousser notre moustache pour cette grande cause ».   

Initialement, l’objectif était de recueillir 1 000 $, mais le projet a pris son envol et en quelques jours seulement, les participants avaient déjà récolté près de 5 000 $. Depuis, ils se sont fixé l’objectif ambitieux de recueillir 25 000 $. 

Les trois premiers participants sont très enthousiastes de voir comment les choses progressent, y compris la longueur de leur moustache! « Elle me démange, c’est inconfortable sous mon masque et c’est bizarre quand je mange », ajoute Monsieur Labranche en riant. « La dernière fois que j’ai eu des poils sur le visage, j’avais environ 30 ans ».

« C’est une activité tellement amusante pour consolider l’esprit d’équipe », dit Monsieur Cloutier. « Et, une distraction fort agréable de la COVID-19 et de la cyberintrusion ».

Bien que ces hommes adoptent une attitude enjouée en parlant de leur moustache, la raison pour laquelle ils la laissent pousser est d’une grande importance : le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes canadiens. Selon la Société canadienne du cancer, en moyenne 64 Canadiens reçoivent quotidiennement un diagnostic de cancer de la prostate.

Le beau-frère de Monsieur Labranche a eu le cancer de la prostate ainsi qu’un membre de la famille de Monsieur Cloutier. Pour Elliott Silverman, directeur de la logistique, c’est une cause qui le touche personnellement. « Mon grand-père est décédé à la suite d’un cancer de la prostate, il y a 25 ans; je participe à cette initiative à sa mémoire », dit-il.

« Nous parlons rarement des problèmes de santé des hommes. Mais, ces hommes sont nos pères, nos frères, nos fils, nos amis et nos collègues », déclare John Marsala, infirmier gestionnaire, au Centre cardiovasculaire AZRIELI, UCV-USICV K-2.

« Je participe parce que malgré la notoriété accrue de cette maladie depuis quelques années, grâce à des campagnes comme Movembre, j’ai été témoin de ses ravages. Cette année, l’un de mes proches a été touché par le cancer de la prostate, et soudainement, j’ai réalisé que ce cancer avait une incidence sur la vie quotidienne », de dire Tung Tran, directeur du Programme de santé mentale et dépendance du CIUSSS. « J’espère que la recherche dans ce domaine changera les choses pour tous les hommes de mon entourage et pour moi ».

Neil Michaels, coordonnateur, Mesures d’urgence, Sécurité civile et Sécurité globale, ajoute « Je participe pour protéger les générations futures en appuyant la recherche pour trouver un moyen de guérir cette maladie. Nous sommes une grande famille et nous devons collaborer pour nous entraider ».

Les hommes aimeraient relancer le projet l’année prochaine, mais avec plus de planification, « Nous espérons avoir une période de recrutement, accueillir encore plus de participants et peut-être même recueillir plus de fonds », explique Monsieur Cloutier.   

Une photo de groupe de tous les participants arborant fièrement leur moustache sera prise à la fin du mois, juste avant qu’ils sortent leur rasoir du tiroir.

Vous pouvez faire un don via la Fondation de l’HGJ.