Un système numérique à l’échelle du CIUSSS accélère la livraison de médicaments tout en rehaussant la sécurité

Les membres de l’équipe d’implantation de PANDAWebRx à l’Hôpital Julius Richardson : (de gauche à droite) Parveen Ahuja, infirmière-chef adjointe; Solly Thomas, infirmière auxiliaire; Chelsey Tanoja, infirmière; Rubena Michael, infirmière auxiliaire; Somayeh Majidi, infirmière de Planification des congés; et Faryah Shaista, infirmière auxiliaire.
Les membres de l’équipe d’implantation de PANDAWebRx à l’Hôpital Julius Richardson : (de gauche à droite) Parveen Ahuja, infirmière-chef adjointe; Solly Thomas, infirmière auxiliaire; Chelsey Tanoja, infirmière; Rubena Michael, infirmière auxiliaire; Somayeh Majidi, infirmière de Planification des congés; et Faryah Shaista, infirmière auxiliaire.

Le CIUSSS est un chef de file au Québec en matière d’ordonnances et de gestion des documents par voie électronique 

Les ordonnances sont exécutées et les médicaments sont administrés avec une rapidité et une précision sans précédent dans les installations du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, grâce à un système numérique qui assure l’unité et l’uniformité des activités pharmaceutiques.

Cette initiative est non seulement bénéfique pour les patients, mais certaines infirmières peuvent maintenant effectuer chacune deux heures de soins de plus par semaine au chevet des patients, plutôt que de devoir valider les dossiers papier relatifs à l’administration des médicaments, explique Sharon O’Grady, coordinatrice des Soins infirmiers de réadaptation pour les hôpitaux de réadaptation du CIUSSS.

Selon Eva Cohen, chef de la pharmacie, son Service, qui utilise un outil connu sous le nom de PANDAWebRx, est plus numérisé en ce qui concerne les ordonnances et l’administration des médicaments comparativement aux pharmacies de tout autre réseau de soins de santé au Québec.

En 2019, l’HGJ a été la première installation du CIUSSS à être actualisée, suivie de l’implantation de ce système l’année dernière dans les sites de réadaptation du CIUSSS, à l’Hôpital Julius Richardson et à l’Hôpital Catherine-Booth.

Plus tard cette année, l’utilisation de PANDAWebRx sera élargie pour inclure les centres d’hébergement du CIUSSS, soit Father-Dowd, Henri-Bradet, Saint-Margaret et Saint-Andrew, ainsi que le Centre gériatrique Maimonides Donald Berman et le CHSLD juif Donald Berman. « Nous sommes impatients de procéder à l’intégration des autres installations », ajoute Madame Cohen.

Les ordonnances sans papier sont beaucoup plus pratiques et efficaces, souligne-t-elle, puisque les médecins, les infirmières, les pharmaciens, les nutritionnistes et les inhalothérapeutes peuvent les prescrire et y accéder à partir de terminaux informatiques et, dans certains cas, sur des ordinateurs portables et des chariots de médicaments.  

Avant de rédiger une ordonnance, les prescripteurs doivent revoir l’ensemble du profil pharmaceutique du patient afin de s’assurer que les médicaments et les doses sont appropriés et sûrs pour cette personne. Grâce à la technologie numérique, cette démarche peut être effectuée au sein d’une unité de soins ou ailleurs, à l’intérieur ou à l’extérieur de l’installation.  

Ce processus permet de grandes économies de temps, puisque les médecins ne sont plus contraints de retourner physiquement au sein de l’unité de soins, de consulter le dossier du patient et de rédiger une ordonnance à la main. Auparavant, les ordonnances sur papier présentaient un potentiel d’erreur considérable, puisque l’écriture du médecin pouvait être difficile à déchiffrer, et certains symboles ou abréviations manuscrits pouvaient facilement être transposés ou mal lus.

« En ce qui concerne les soins infirmiers, nous avons finalement l’impression d’être finalement entrés dans le bon siècle », déclare Madame O’Grady, qui coordonne également l’Unité transitoire de réadaptation fonctionnelle.

Elle explique qu’avant l’implantation de PANDAWebRx, les infirmières des différentes installations n’avaient d’autre choix que d’avoir recours au papier pour faire remplir une ordonnance et documenter l’administration de médicaments. Ce qui exigeait un long processus manuel de validation et de mise à jour des dossiers.

« Le changement actuel est considérable, il libère les infirmières et leur permettre d’être aux chevets des patients, et l’équipe de soins peut effectuer les évaluations plus rapidement », souligne Madame O’Grady.

Madame Cohen dit que l’utilisation d’un système normalisé réduit aussi le risque d’erreur de communication, puisque le personnel dispose de meilleurs renseignements sur les personnes soignées, par exemple relativement aux allergies des patients et à certains médicaments qui ne devraient pas être prescrits.

Elle note également qu’à l’HGJ, la documentation des allergies couvre tous les patients depuis 2021, comparativement à 19 pour cent des patients en 2016. De plus, la conformité des ordonnances a atteint 100 pour cent l’année dernière, par rapport à 79 pour cent en 2016.

Mettre en place et lancer PANDAWebRx a exigé un effort majeur du Service de TI, ajoute Madame Cohen. « La réussite de ce projet est attribuable à une collaboration multidisciplinaire des médecins et des membres du personnel des Soins infirmiers, de la Pharmacie et des TI, ainsi qu’à l’appui de l’administration. »

L’apport de Marc-André Reid, conseiller en Soins infirmiers, santé numérique, a également été essentiel. Il a aidé à planifier l’implantation, participé à la formation et veillé à ce qu’aucun détail ne soit omis, dit Madame O’Grady. « Tous les professionnels étaient d’accord à l’objectif de ce projet, malgré le changement important de pratique qu’il entraînait. »

PANDAWebRx est conforme à la pratique actuelle du CIUSSS de tirer parti le plus possible de la technologie numérique afin de rehausser l’efficacité et la qualité des soins, tout en habilitant les membres du personnel à consacrer plus de temps aux patients.

Madame Cohen ajoute : « En définitive, cela revient à dire que la technologie numérique accélère la prescription de médicaments, tout en donnant aux professionnels un accès instantané à des renseignements complets. Finalement, ce sont les patients qui s’en trouvent mieux. »