Un employé du Service de l’entretien ménager à l’HGJ reconnu pour son courage et son leadership pendant la pandémie

Laurence Latendresse Jobin (au centre), un employé du Service de l’Entretien ménager, reçoit un prix de son superviseur, Michael Boateng (à gauche), et d’Anthony Turi, chef du Service de l’Entretien ménager à l’HGJ.
Laurence Latendresse Jobin (au centre), un employé du Service de l’Entretien ménager, reçoit un prix de son superviseur, Michael Boateng (à gauche), et d’Anthony Turi, chef du Service de l’Entretien ménager à l’HGJ.

« J’avais peur. Mais, si une personne devait être infectée par la COVID-19, il valait mieux que ce soit moi plutôt qu’une autre. »

Plusieurs employés de notre CIUSSS ont fait preuve d’un courage discret pendant la pandémie de la COVID-19, s’efforçant d’aider en surmontant leur peur et leur incertitude. Au sein de l’Équipe de l’entretien ménager à l’Hôpital général juif, Laurence Latendresse Jobin était l’un de ces employés.

Monsieur Latendresse Jobin était souvent le premier à désinfecter les chambres des patients infectés par COVID-19; il s’est porté volontaire pour effectuer cette tâche lorsque l’anxiété était à son comble. De plus, il a agi comme mentor auprès de collègues moins chevronnés en ce qui a trait aux protocoles de nettoyage afin de les protéger et de calmer leurs inquiétudes. Et, il n’a pas hésité à faire des heures supplémentaires, travaillant souvent de 9 h à 23 h.

En reconnaissance de son dévouement pendant la pandémie, et jusqu’à ce jour, Monsieur Latendresse Jobin a reçu un prix de l’Association hygiène et salubrité en santé, qui lui a été présenté en septembre par ses gestionnaires.

« Laurence a été un modèle pour le reste de son équipe, particulièrement pendant la pandémie de la COVID-19 », a déclaré Anthony Turi, chef du Service de l’entretien ménager à l’HGJ. « L’ensemble de notre équipe s’est bien comporté, mais Laurence est l’exemple parfait d’une personne qui va au-delà des attentes. Ce qu’il a fait exige du courage. »

« Il a fait preuve de leadership et rassuré les personnes qui possédaient moins d’expérience. Il les a motivés à affronter leurs peurs et à aller de l’avant. »

Superviseur Michael Boateng

Dans son dossier de mise en candidature, Monsieur Latendresse Jobin est loué pour sa « passion et sa détermination » envers son travail, et pour avoir fait preuve d’un esprit de collaboration qui lui a mérité l’appréciation de ses collègues.

Laurence Latendresse Jobin avec un appareil Nocospray utilisé pour désinfecter les chambres des patients.
Laurence Latendresse Jobin avec un appareil Nocospray utilisé pour désinfecter les chambres des patients.

À titre de membre de « l’équipe de contrôle » du Service de l’entretien ménager, Monsieur Latendresse Jobin nettoie les chambres des patients qui ont obtenu leur congé, une tâche qui est devenue cruciale pendant la pandémie pour gérer le coronavirus extrêmement contagieux. À cette fin, il est l’un des spécialistes du système Nocospray, un appareil qui vaporise et disperse du peroxyde d’hydrogène pour décontaminer les surfaces.

Monsieur Latendresse Jobin a également consulté le Service de prévention et contrôle des infections (PCI) pour apprendre les bonnes pratiques; par la suite, il a partagé ses connaissances avec ses collègues et a offert une formation informelle au personnel infirmier et administratif. Pendant son temps libre, il a préparé une page de directives, illustrée et en couleurs, afin d’aider à simplifier les protocoles de nettoyage complexes pour les autres membres du personnel.

« Il y avait une crise, et j’avais le devoir moral de faire quelque chose. »  

Laurence Latendresse Jobin

Michael Boateng, le superviseur de Monsieur Latendresse Jobin, qualifie ce dernier de quart-arrière, c’est-à-dire une personne qui élabore un plan pour ses coéquipiers sur le terrain, et les aide à l’exécuter. « Il a fait preuve de leadership et rassuré les personnes qui possédaient moins d’expérience », explique Monsieur Boateng. « Il les a motivés à affronter leurs peurs et à aller de l’avant. »

Pour sa part, Monsieur Latendresse Jobin dit qu’il était motivé par le désir de soutenir ses collègues et de protéger les patients pendant une période difficile.  

« Il y avait une crise, et j’avais le devoir moral de faire quelque chose », dit-il. « Oui, j’avais peur, mais je savais que j’étais plus jeune » – il a 35 ans – « par conséquent, si une personne devait être infectée par la COVID-19, il valait mieux que ce soit moi plutôt qu’une autre. »

Monsieur Latendresse Jobin dit qu’il est honoré de recevoir ce prix, mais insiste pour dire qu’il revient à l’ensemble des membres du personnel du Service de l’Entretien ménager. « Je travaille avec une équipe exceptionnelle, nous sommes vraiment comme une famille. »