Prendre l’environnement à cœur, un stimulateur cardiaque à la fois

L’infirmière Caroline Gagner (à gauche) et l’infirmière Nadira Ramrup, chef d’Unité de soins infirmiers, Laboratoire de cathétérisme cardiaque à l’HGJ, tiennent des piles de stimulateurs cardiaques qui seront envoyées au recyclage.
L’infirmière Caroline Gagner (à gauche) et l’infirmière Nadira Ramrup, chef d’Unité de soins infirmiers, Laboratoire de cathétérisme cardiaque à l’HGJ, tiennent des piles de stimulateurs cardiaques qui seront envoyées au recyclage.

Quand il s’agit d’aider l’environnement, les membres du personnel de la Division de cardiologie à l’Hôpital général juif prennent la tâche à cœur! En effet, ils ont commencé à recycler les piles des stimulateurs cardiaques.

Dans la cadre d’une nouvelle initiative, les piles qui ont atteint la fin de leur durée de vie sont récupérées plutôt que d’être jetées. En avril, une boîte pleine de douzaines de piles usées de stimulateurs cardiaques a été livrée à un recycleur de métaux; la somme d’argent reçue en retour sera versée à un Fonds vert du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Il s’agit de l’une des nombreuses initiatives écologiques de notre CIUSSS qui sont mises en lumières au cours des jours qui précèdent le Jour de la terre, le 22 avril.  

Les piles usées des stimulateurs cardiaques ont été recueillies par le personnel de la Division de cardiologie
Les piles usées des stimulateurs cardiaques ont été recueillies par le personnel de la Division de cardiologie

« Cela fait du bien de savoir que nous faisons une différence, et que les piles ne seront pas envoyées à un lieu d’enfouissement », dit Nadira Ramrup, chef d’Unité de soins infirmiers, au Laboratoire de cathétérisme cardiaque. « Il nous incombe de prendre soin de la planète ».

Selon Madame Ramrup, la durée de vie habituelle des piles est de 10 ans, après quoi elles doivent être remplacées dans le stimulateur cardiaque. Jusqu’à récemment, ces piles usées étaient simplement jetées. Mais depuis deux ans, les infirmières du Laboratoire de cathétérisme les nettoient et les mettent de côté pour être recyclées; jusqu’à maintenant, une centaine de piles ont été rassemblées. Les membres du personnel ont participé avec enthousiasme à cette initiative.

Le projet des stimulateurs cardiaques est l’une de plusieurs mesures implantées à l’HGJ pour promouvoir des solutions écologiques durables pour les déchets générés quotidiennement par un grand centre de soins de santé. Frédérique Binette, responsable des initiatives de développement durable au sein de notre CIUSSS, dit que les infirmières sont bien placées pour cerner les occasions de recyclage et reconnaître l’incidence négative des déchets sur la santé. Un comité vert, composé d’infirmières et d’infirmiers de différents services et unités, a commencé à se réunir à distance toutes les trois semaines pour discuter de projets favorables à l’environnement.

L’un de ces projets est devenu particulièrement urgent pendant la crise de la COVID-19. En effet, comme la pandémie a entraîné une utilisation accrue de lingettes désinfectantes, il y a des montagnes de contenants en plastique rigide vides qui contenaient ces lingettes.

John Marsala, chef d’Unité de soins infirmiers, Centre cardiaque Azrieli, a lancé un projet de recyclage de ces contenants qui a reçu un appui considérable de la part du personnel.

« Il y a une passion pour ces initiatives. Les gens veulent prendre un meilleur soin de la terre », dit-il. Les membres du personnel recyclaient déjà activement les piles des moniteurs cardiaques portables depuis les dernières années, ce qui représente plus de 22 000 piles par année. « Monsieur Marsala a d’autres idées de projets, y compris la réduction de l’utilisation de la mousse de polystyrène et l’extension du recyclage des contenants de lingettes désinfectantes pour inclure d’autres Services de l’Hôpital.  

« Si vous montrez l’exemple, les gens vont suivre », ajoute Monsieur Marsala, qui est également membre du Comité vert des infirmières de l’HGJ. « C’est notre petite contribution pour un monde plus vert ».

Madame Binette précise que notre CIUSSS a progressé pour réduire son empreinte environnementale. À l’HGJ, des matériaux aussi variés que les ampoules électriques, les matelas, les résidus de peinture et les pièces d’ordinateur sont recyclés, et des postes de recyclage pour le plastique, le verre et le métal ont été installés dans des lieux communs comme le Carrefour Lea Polansky.

Plusieurs départements et services de l’HGJ participent à l’effort de trouver de nouvelles utilisations pour les vieux produits. Par exemple, les piles en plomb des fauteuils roulants sont recyclées au Service de génie biomédical, tout comme les contenants en plomb du Service de médecine nucléaire. Dans les deux cas, le métal contenu dans ces produits génère des fonds pour le CIUSSS.

Les membres du comité vert des infirmières et infirmiers ont d’autres idées. Ils veulent assainir et réutiliser les pichets d’eau des patients, et ils explorent le potentiel de recyclage des métaux précieux contenus dans les endoprothèses coronaires et les fils de guidage utilisés pour la navigation lors des chirurgies cardiaques.  

« Il y a une réelle mobilisation parmi les membres du personnel », de dire Madame Binette, qui salue également l’engagement du comité de développement durable du CIUSSS. « Plusieurs personnes ont des idées à partager. Nous allons vers une planète plus verte ».

Frédérique Binette envisage avec plaisir de recevoir les suggestions écologiques des membres du personnel. Si vous avez une idée à partager, vous pouvez communiquer avec elle à frederique.binette.dlm@ssss.gouv.qc.ca

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