Lumière, caméra, action : l’Hôpital général juif à l’image d’Hollywood

Quelques chaises des vedettes du film hollywoodien Clouds dans un corridor du Pavillon E de l'Hôpital général juif lors du tournage
Quelques chaises des vedettes du film hollywoodien Clouds dans un corridor du Pavillon E de l'Hôpital général juif lors du tournage

L’HGJ se transforme en hôpital américain pour un film produit par Warner Bros.

Les visiteurs traversant les couloirs de l’Hôpital général juif récemment se sont peut-être demandé s’ils n’étaient pas au mauvais endroit à la vue des panneaux « University of Minnesota Masonic Children’s Hospital » affichés un peu partout.

Il s’agissait en fait d’accessoires d’un décor de film hollywoodien de plusieurs millions de dollars tourné au cours d’une fin de semaine de novembre. Grâce à la magie du cinéma, l’HGJ s’est vu transformer en hôpital américain.

L'équipe de techniciens du film américain Clouds prépare une scène du film dans le Service de radio-oncologie de l'Hôpital général juif au début du mois de novembre
L’équipe de techniciens du film américain Clouds prépare une scène du film dans le Service de radio-oncologie de l’Hôpital général juif au début du mois de novembre

Acteurs hollywoodiens, figurants, éclairagistes et des douzaines de membres de l’équipe de tournage ont occupé des sections de deux pavillons pour tourner le long métrage Clouds du studio Warner Bros. Mettant en vedette Neve Campbell, Fin Argus et Tom Everett Scott, ce drame adolescent est fondé sur l’histoire vraie d’un jeune atteint d’une maladie terminale, étudiant dans un secondaire au Minnesota, dont la chanson Clouds devenue virale s’est hissée au premier rang du palmarès iTunes.

Le tournage s’est déroulé dans la division de radio-oncologie au sous-sol du pavillon G et dans l’unité de chimiothérapie du Centre du cancer Segal au pavillon E. Bien que le tournage en soit n’ait duré que deux jours, les préparatifs ont exigé des semaines de planification exhaustive. Carl Thériault, spécialiste des Relations avec les médias au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, a assisté l’équipe tout au long du processus.

« Je suis un facilitateur », explique M. Thériault, qui a acquis 25 ans d’expérience comme journaliste de télévision avant de se joindre au CIUSSS. Je connais cet univers. Et quand tout se déroule bien, on peut dire ‘mission accomplie’ ».

Aucun détail n’a été épargné pour convertir l’HGJ en un hôpital américain crédible : les murs ont été recouverts de couleurs brillantes typiques d’une unité pédiatrique; des panneaux unilingues anglais ont remplacé les panneaux bilingues; et même le logo des distributeurs de Purell a été recouvert du générique ‘désinfectant’.

L’équipe de plus de 150 personnes, allant des coiffeurs aux techniciens du son, ressemblait à une petite armée, souligne M. Thériault. « Tout le monde avait un rôle à jouer ».

Le tournage s’est déroulé dans deux services fermés les fins de semaine pour éviter de perturber les services aux patients. « La règle est de ne jamais gêner le fonctionnement de l’Hôpital », souligne M. Thériault. L’équipe de production a pu compter sur l’aide de divers membres du personnel du CIUSSS dont électriciens, employés d’entretien, préposés au stationnement, agents de sécurité et une infirmière.

Ce n’est pas la première fois que l’HGJ se prête au tournage d’un film ou d’une production télévisée. Les 3 P’tits Cochons, succès de salle québécois en 2017, a été filmé à l’Hôpital ainsi que la récente websérie humoristique basée à Montréal YidLife Crisis.

Clouds est toutefois la plus grande production réalisée dans notre établissement jusqu’à présent. « C’était une fourmilière », de dire M. Thériault. Le personnel et les usagers seront bientôt en mesure de juger les résultats; ils connaissent bien l’HGJ et pourront bientôt le redécouvrir – s’ils le reconnaissent —sur le grand écran.