Les marionnettes font sourire et stimulent les résident(e)s des centres de soins de longue durée

Janice GreeJanice Greenberg, alias la Dame aux marionnettes, en pleine conversation avec une résidente au CHSLD juif Donald Berman pendant l’heure des marionnettes.nberg
Janice Greenberg, alias la Dame aux marionnettes, en pleine conversation avec une résidente au CHSLD juif Donald Berman pendant l’heure des marionnettes.

Voici la Dame aux marionnettes! Coiffée d’un chapeau en forme de poule rouge et blanc, et tenant une marionnette de canard jaune vif dans sa main gauche, Janice Greenberg sautille autour du poste de soins infirmiers au CHSLD juif Donald Berman au son de Mambo Italiano. Les résident(e)s, assis(e)s autour d’elle, la regardent fasciné(e)s. Certain(e)s applaudissent tandis que d’autres se lèvent de leur fauteuil roulant pour danser.

Janice Greenberg

Lorsque Madame Greenberg s’approche d’eux avec sa ménagerie d’accessoires, leurs visages s’illuminent.  

« Chaque séance est une aventure », explique Madame Greenberg. « Nous ne savons jamais où nous irons. »

L’Heure des marionnettes, qui a lieu deux fois par semaine au CHSLD juif Donald Berman, a été lancée en novembre dernier par Josie Di Benedetto, coordonnatrice de la Récréologie et des Loisirs thérapeutiques de SAPA, en collaboration avec Madame Greenberg, une consultante externe. Les séances sont une heure de musique divertissante et de stimulation avec une troupe de personnages comme Pete the Cop, Gefilte Fish, Bubbe the Baker et Zayde the Accountant.

Les séances sont plus que de simples jeux d’enfants, ajoute Madame Di Benedetto. En effet, selon les études les marionnettes et les chapeaux amusants peuvent aider à réduire la dépression et le sentiment de solitude chez les personnes âgées, tout en encourageant celles qui connaissent un déclin cognitif à s’exprimer.

Janice Greenberg

« Je voulais créer un programme qui utilisait des accessoires, comme des marionnettes et des chapeaux amusants afin de produire une expérience visuelle stimulante », dit Madame Di Benedetto. « Cela donne aux résident(e)s la liberté d’interagir et de tirer parti de la stimulation sensorielle. »

Le programme permet aux résident(e)s de rire ensemble et de partager des moments d’appartenance, ajoute Madame Di Benedetto. « Ils peuvent laisser libre cours à leur imagination. »

Des plans sont en cours pour élargir le programme à d’autres centres de soins de longue durée du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.