C’est le début d’une nouvelle ère : dorénavant, la majorité des infirmier(ère)s au Centre hospitalier universitaire général juif (HGJ) consignent les signes vitaux des patient(e)s dans le Dossier de santé connecté (DSC), une étape qui rehausse la sécurité des patient(e)s et laisse plus de temps pour les soins au chevet des patient(e)s.
Pour plusieurs de ces personnes, cela signifie qu’en appuyant simplement sur un bouton, les renseignements relatifs aux signes vitaux sont transmis automatiquement d’un moniteur situé au chevet du ou de la patient(e) au DSC.
Le DSC a franchi une étape cruciale de son déploiement, en août, avec la mise en œuvre du module novateur Signes vitaux au sein du Département de médecine d’urgence. Lancé en mars auprès de seulement 40 infirmier(ère)s, ce module est désormais utilisé par plus de 1 000 de personnes.
« La facilité de pouvoir saisir les signes vitaux et d’être en mesure d’y accéder est vraiment importante pour les soins aux patient(e)s », a déclaré Meg Hoodspith, spécialiste des Activités cliniques au Département de médecine d’urgence, lorsque son Département s’est connecté au module Signes vitaux le 18 août. « Un changement soudain dans les signes vitaux peut suffire à faire passer une personne d’une zone non surveillée à un lit de réanimation. »
La mise en œuvre du module Signes vitaux au sein du Département de médecine d’urgence constitue une nouvelle étape majeure pour le DSC, puisque cet outil révolutionnaire permet de consigner, de consulter et de partager l’information clinique à l’échelle de Santé Québec Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal – Universitaire. Le premier module du système, la Chronologie du patient, qui a été lancé à l’automne 2023, permettait au personnel médical de consulter des renseignements à jour au sujet des patients par le biais d’une plateforme numérique unique et unifiée.
Le module Signes vitaux, le deuxième à être mis en œuvre, constitue une avancée considérable : les infirmier(ère)s ont non seulement contribué à sa conception, afin qu’il réponde aux besoins cliniques, mais ces personnes l’utilisent désormais quotidiennement pour consigner les données essentielles au chevet des patient(e)s, comme la tension artérielle, la température et la fréquence cardiaque.
Passer de la consignation des signes vitaux sur papier à leur saisie automatique par le biais d’un moniteur de chevet, puis à leur intégration directe dans le DSC, permet aux infirmier(ère)s de gagner un temps précieux que ces personnes peuvent consacrer à ce qui compte le plus : passer davantage de temps au chevet de leurs patients.
« Non seulement avons-nous réussi à connecter nos moniteurs de signes vitaux de chevet à des dispositifs biomédicaux, mais nous avons également franchi une étape majeure », a déclaré le Dr Justin Cross, directeur de la Santé numérique. « Il s’agit du premier module du CHR grâce auquel le personnel peut saisir directement les données dans le système. »
Cette avancée a une incidence notable sur les routines cliniques quotidiennes des Équipes de soins infirmiers, dont certaines saisissent les signes vitaux par voie numérique pour la première fois. Coralie Adam, infirmière clinicienne en Médecine familiale, admet qu’elle appréhendait la mise en œuvre du module au sein de son unité, en avril. Auparavant, elle notait les signes vitaux à la main sur papier. « J’étais un peu réticente face à ce changement », confie-t-elle.
Mais ses inquiétudes se sont dissipées grâce à un(e) formateur(trice) qui s’est montré(e) patient(e) et qui a répondu à toutes ses questions. « Tout était bien organisé et clairement expliqué », dit-elle.
Désormais, Madame Adam saisit les signes vitaux sur l’un des terminaux informatiques du poste de Soins infirmiers ou d’ailleurs au sein de l’Unité; parallèlement, elle peut consulter les dossiers des patient(e)s sur une plateforme unique au sein du DSC afin d’accéder aux renseignements les plus récents concernant les résultats de laboratoire, les examens d’imagerie ou d’autres données.
« Cela nous permet de passer plus de temps au chevet des patient(e)s. »
Coralie Adam, infirmière clinicienne
Dat Nguyen, un infirmier clinicien en Médecine familiale, constate lui aussi des avantages à consulter les dossiers des patient(e)s dans le DSC. « Cela me permet de tout vérifier et d’avoir une vue d’ensemble de la situation de la personne. Grâce au DSC, tout est regroupé au même endroit, ce qui est plus rapide. Je peux consacrer le temps gagné aux soins aux patients. »
Le module Signes vitaux réduit les erreurs humaines qui peuvent se produire lorsque les données sont consignées à la main et difficiles à déchiffrer. « Il y a moins de risques d’erreurs, moins de confusion, et tout est plus clair », explique-t-il.
La réussite de l’adoption du module Signes vitaux va au-delà des Équipes de soins infirmiers : les médecins, les résident(e)s et les étudiants en médecine l’utilisent désormais lors de leurs tournées pour accéder à l’information au sujet des patients. Son déploiement se poursuivra dans l’ensemble de l’Hôpital, par étapes plus restreintes, afin d’appuyer une transition harmonieuse vers le nouveau module. Fort de cet élan, le prochain module devrait être mis en œuvre cet automne.
