Ils ont changé de carrière pour appuyer la lutte contre la pandémie et n’ont jamais regretté leur décision

Shadeen Thompson, (à gauche), une infirmière-chef au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman, aide Dave Morin qui a modifié son cheminement de carrière pour devenir PAB l’année dernière.
Shadeen Thompson, (à gauche), une infirmière-chef au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman, aide Dave Morin qui a modifié son cheminement de carrière pour devenir PAB l’année dernière.

Presque tous les PAB qui sont entrés au service de notre CIUSSS pendant la crise du coronavirus restent en poste

Dave Morin était le gérant d’un restaurant du centre-ville de Montréal quand la pandémie de la COVID-19 a frappé, et cet événement a changé le cours de sa vie. En effet, cet homme de 36 ans a décidé de passer des services alimentaires aux services de santé en devenant préposé aux bénéficiaires (PAB) dans un centre de soins de longue durée.

En juin dernier, quand le gouvernement du Québec a lancé un appel visant à recruter de la main-d’œuvre pour aider les CHSLD de la province qui manquaient de personnel, M. Morin a répondu, et il n’a jamais regretté sa décision. Il travaille maintenant comme PAB au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman, et fait partie de la vague de nouvelles recrues qui ont fourni des renforts au sein de centres de soins de longue durée pendant la pandémie.

« J’étais prêt à être au cœur de l’action et à relever un nouveau défi », dit-il. « Je voulais pouvoir aider, tous les jours ».

M. Morin est l’une des 224 personnes recrutées par notre CIUSSS dans le cadre du programme du gouvernement du Québec visant à accélérer la formation et l’embauche des PAB dans les CHSLD durement touchés. Malgré les exigences considérables de leurs tâches, y compris les pressions physiques et émotionnelles liées au travail auprès des personnes âgées vulnérables, ces recrues ont fait preuve d’un engagement profond envers leur nouvelle carrière. Jusqu’à maintenant, 95 pour cent de ces nouveaux employés — connus sous le nom de préposés aux bénéficiaires, ou PAB—sont encore en poste au sein de notre CIUSSS.

« Nous sommes fiers de ces chiffres », de dire Sabrina Luximon, conseillère en acquisition de talents à la Direction des ressources humaines, communications et affaires juridiques. « Nous avons dû nous adapter rapidement, et avons tous collaboré pour assurer la réussite de cette initiative ».

Ce taux de rétention élevé n’est pas le fruit du hasard. Les membres du Service des Ressources humaines et du programme de Soutien à l’autonomie des personnes âgées (SAPA) ont travaillé main dans la main pour sélectionner soigneusement des candidats parmi les centaines de demandes reçues et s’assurer que ces personnes étaient appuyées et formées sur le terrain pendant leur stage. De plus, après leur affectation à l’un des sept CLSD de notre CIUSSS, chaque recrue a été jumelée à un PAB chevronné qui l’a encadrée et guidée; il y avait également des « PAB formateurs » et des coordinateurs de stage pour répondre aux questions.

« Nous avons beaucoup travaillé pour les accueillir et nous assurer que ces PAB sentent qu’ils faisaient partie de l’équipe et qu’ils n’étaient pas là seulement pour combler les lacunes », ajoute Hetal Patel, coordonnatrice de programme SAPA – Hébergement. « Nous avons réussi à recruter de nouveaux employés et nous nous devions de les aider à se perfectionner ».

Ces candidats provenaient d’horizons très diversifiés, mais ils étaient unis vers l’objectif commun de fournir un appui crucial pour éviter que les CHSLD soient confrontés aux problèmes de pénurie de personnel qui ont touché plusieurs centres au cours de la première vague.  

« Les unités sont mieux couvertes maintenant et nous sommes quelque peu rassurés », explique Shadeen Thompson, une infirmière-chef au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman. « Ils ont vraiment considérablement changé les choses ».

Plusieurs éprouvent une satisfaction professionnelle, malgré les exigences élevées. Monsieur Morin dit qu’il est souvent trempé à la fin de son quart de travail en raison de l’effort physique requis par le travail vêtu de tous les éléments de l’équipement de protection individuelle. Pourtant, il s’assure de porter attention aux soins qu’il prodigue aux personnes âgées dont il est chargé, par le biais de petits gestes quotidiens, comme couper leurs ongles, les raser, s’asseoir avec eux pour converser et prononcer leur nom correctement. « J’ai l’impression d’avoir relevé le défi, et quand je regarderai en arrière, je pourrai dire que j’ai fait quelque chose pour aider les gens ».

Constantina Rallis quant à elle, travaillait au sein du Service à la clientèle d’une grande banque canadienne. L’année dernière, après avoir entendu la demande renforts dans les centres de soins de longue durée, elle a réfléchi et décidé de présenter sa candidature comme PAB. « Je voulais rendre aux personnes âgées un peu de ce qu’elles ont donné et me sentir utile », dit-elle.

Madame Rallis fait maintenant partie du groupe de nouvelles recrues au Centre gériatrique Maimonides Donald Berman, où elle dit qu’elle a le sentiment d’être à la fois la bienvenue et appuyée. « J’ai l’impression de faire partie d’une grande équipe qui a un objectif commun, soit prendre soin des résidents du mieux que nous le pouvons ».  

Elle a aussi ressenti le stress de ce travail, ainsi que le chagrin de perdre certains résidents qu’elle avait appris à connaître. Pourtant, Mme Rallis rentre chez elle chaque jour avec un sentiment de satisfaction.

« Ce travail est physiquement, mentalement et émotionnellement exigeant. Mais, en bout du compte, il vous comble également. Je peux dire que j’ai vraiment nourri un résident, que j’en ai habillé un autre et que j’ai fait rire un troisième. C’est un sentiment plus profond, qui me donne la satisfaction de dire : ‘j’ai fait une différence aujourd’hui’. Et, c’est ce qui me permet de continuer ».

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