En pédopsychiatrie, un coup de main aux familles pendant la pandémie

Rachelle Fagen, psychoéducatrice au sein du programme de pédopsychiatrie à l’Hôpital général juif
Rachelle Fagen, psychoéducatrice au sein du programme de pédopsychiatrie à l’Hôpital général juif

Quand la pandémie de la COVID-19 a frappé, la psychoéducatrice Rachelle Fagen a réalisé que certaines familles du programme de pédopsychiatrie à l’Hôpital général juif éprouvaient des difficultés : privées de leur source de revenus habituelle, ces familles avaient du mal à joindre les deux bouts.

Madame Fagen a décidé d’intervenir pour les aider.

Elle a publié un message sur sa page personnelle de Facebook dans lequel elle demandait si certaines personnes seraient disposées à se cotiser pour soulager le fardeau des familles en difficulté. « Je ne savais pas qui répondrait », dit Madame Fagen, « mais je voulais faire quelque chose ».

Et, sa démarche a porté fruit. Grâce à son initiative, neuf familles du programme de pédopsychiatrie ont reçu une carte-cadeau pour acheter des produits alimentaires.

En effet, après seulement trois semaines d’efforts, Madame Fagen avait recueilli 2 000 $. Elle a utilisé cette somme d’argent pour acheter des cartes-cadeaux dans les grandes chaînes de supermarché de Montréal. Ensuite, en collaborant avec d’autres membres de l’équipe du Service des patients externes, elle a dressé une liste des familles qui avaient le plus besoin d’aide. Certaines de ces familles étaient déjà en difficulté avant la pandémie, tandis que d’autres devaient composer avec une perte de revenu en raison des perturbations entraînées par la crise dans le domaine de la santé.

« Plusieurs familles ne pouvaient soudainement plus respecter leurs engagements financiers », explique-t-elle.

Madame Fagen a envoyé les dernières cartes-cadeaux en septembre et elle a exprimé sa gratitude envers la générosité des donateurs. Indépendamment de leurs propres difficultés pendant la pandémie, ces personnes ont donné ce qu’elles pouvaient, même si c’était seulement 10 $, dit-elle.

« C’était admirable de voir des personnes qui traversaient elles-mêmes des moments difficiles donner ce qu’elles pouvaient. C’est un témoignage de notre souci d’autrui et de notre volonté d’aider. »

Madame Fagen dit qu’elle a agi après avoir constaté qu’il y avait peu de ressources pour les familles vulnérables pendant la pandémie. Les organismes communautaires, comme les banques alimentaires étaient à bout de souffle.

André Riendeau, chef d’administration de programme de pédopsychiatrie à l’HGJ, a loué l’initiative de Madame Fagen.

« Rachelle a incarné les valeurs essentielles de la pédopsychiatrie : aller au-delà des attentes de nos patients, en faisant preuve de souplesse et de créativité, en s’adaptant et en illustrant sa compassion par le biais de gestes concrets », dit-il.

Il ajoute qu’il est reconnaissant que Madame Fagen fasse partie de son équipe. « Les membres du personnel comme Rachelle sont les piliers de notre système de santé et ils comblent réellement les lacunes, surtout lors de périodes comme celle-ci. »