Deux collègues, un siècle de services en Maintenance

Peter Whalen (à gauche) et Harold Otter du Service de la maintenance à l’HGJ
Peter Whalen (à gauche) et Harold Otter du Service de la maintenance à l’HGJ

L’Hôpital général juif a ouvert une porte à Peter Whalen en 1971 en lui donnant un emploi. Maintenant, c’est Monsieur Whalen qui ouvre les portes à d’autres personnes.

En effet, Monsieur Whalen est serrurier au Service de la maintenance, et il célèbre 50 ans de service à l’HGJ, dont plusieurs consacrées à aider les autres en déverrouillant leurs portes! Son ami et collègue, Harold Otter, célèbre 51 ans de service au sein du même Service, d’abord dans le cadre d’un emploi d’été, puis pendant 46 ans à titre d’employé à temps plein.

À eux deux, ils ont consacré plus de 100 ans à l’HGJ, à veiller à la sûreté des terrains et des édifices de l’Hôpital pour les membres du personnel et les patients. Et dès le 3 mai, leur apport, ainsi que celui d’une foule d’autres employés de longue date qui se sont dévoués à leur travail, sera reconnu dans le cadre de la Semaine de gratitude de notre CIUSSS.

« Nous voulons leur rendre hommage », a déclaré Beverly Kravitz, la directrice du Service des ressources humaines, communications, affaires juridiques et sécurité globale du CIUSSS.

Messieurs Whalen et Otter ont commencé à travailler au Service de la maintenance dans les années 1970, à une époque où les employés utilisaient encore des horloges horodatrices et des cartes de pointage et utilisaient des machines à écrire pour remplir les formulaires. Au fil des ans, ils ont aidé l’Hôpital à affronter certains de défis les plus importants de son histoire, notamment en 1987, quand une pluie diluvienne s’est abattue sur Montréal, causant une inondation tellement importante que les bancs flottaient dans le hall d’entrée principal de l’HGJ. Ou encore en 1998, quand l’électricité a été interrompue dans l’ensemble de la ville en raison de la tempête de verglas, et qu’il incombait aux Équipes de maintenance de veiller à ce que les générateurs permettent à l’Hôpital de continuer à fonctionner.  

Mais rien ne pouvait les préparer aux bouleversements causés par la pandémie de la COVID-19 l’an dernier : les employés du Service de la maintenance ont non seulement érigé des centaines d’écrans protecteurs en plexiglas partout dans l’Hôpital, mais les équipes ont également fourni les muscles et les compétences nécessaires pour construire très rapidement de nouveaux murs visant à rediriger le flux des patients dans plusieurs unités.

Monsieur Whalen et Monsieur Otterwere sont admissibles à la retraite depuis plusieurs années, mais ils sont restés en poste avec le sentiment qu’ils pouvaient encore être d’un apport aux membres de l’équipe de mécaniciens, de charpentiers, d’électriciens, de peintres et de plombiers qui partagent leur savoir-faire pour « entretenir un petit village », comme le disent les employés du Service.

« J’ai l’impression qu’il y a quelque chose à apprendre chaque jour », dit Monsieur Whalen, qui est âgé de 69 ans. « J’apprends encore. J’ai hâte de venir travailler ». 

« Je suis encore ici parce que j’aime ce que je fais, j’aime l’Hôpital et j’aime les gens », ajoute Monsieur Otter, âgé de 72 ans, et qui est mieux connu sous le nom d’Hal. « Cela semble un peu bête, mais c’est comme une famille ».

L’un de leurs collègues du Service de la Maintenance, Terry Cloran, qui répare l’équipement du Service de buanderie, fait également partie du club des cinquante ans : il compte le nombre impressionnant de 55 années de service.  

Selon Stephan Simioni, chef du Service de Maintenance à l’HGJ, ces trois hommes ont fait preuve d’un professionnalisme soutenu et d’une éthique de travail solide. « Après toutes ces années, ils contribuent encore autant, sinon plus, qu’au premier jour. Ils font une différence ».

À l’occasion de la Semaine de la gratitude, le CIUSSS distribuera des épinglettes commémoratives et des notes de remerciement aux membres du personnel qui ont célébré une étape importante de leurs années de service (en multiples de cinq) en 2020. Il s’agit d’un geste d’appréciation pour leur travail acharné pendant une année particulièrement difficile.   « Chaque membre de la famille du CIUSSS a puisé profondément dans ses ressources pendant cette période difficile. Ils ont tous fait preuve d’une grande résilience et d’un dévouement profond » a souligné Madame Kravitz. « Sachez combien nous leur en sommes reconnaissants ».