Combattre le coronavirus, une lingette désinfectante à la fois

Laurence Latendresse Jobin (premier rang, au centre) et Constantinos Petrakos (premier rang, à droite) avec les autres membres de l’équipe de l’Entretien ménager de l’HGJ
Laurence Latendresse Jobin (premier rang, au centre) et Constantinos Petrakos (premier rang, à droite) avec les autres membres de l’équipe de l’Entretien ménager de l’HGJ

Laurence Latendresse Jobin est aux premières lignes de la lutte contre le coronavirus. En effet, jour après jour, il revêt tous les éléments de l’équipement de protection individuelle avant de pénétrer dans la chambre des patients, à l’Hôpital général juif. Et, avant de terminer son quart de travail, il s’assure de désinfecter ses chaussures. Il est près de minuit quand il revient finalement à son domicile, ce qui lui laisse tout juste le temps de dormir un peu avant de reprendre son travail le lendemain matin, à 9 h.

M. Latendresse Jobin joue un rôle crucial au sein de notre CIUSSS pendant la pandémie du coronavirus. Ce n’est ni un médecin ni un infirmier, mais un membre de l’équipe de l’Entretien ménager, qui travaille pour sauver des vies en protégeant les patients et les membres du personnel. « Maintenant plus que jamais », dit M. Latendresse Jobin, « nous devons donner le maximum ».

En raison de la pandémie de la COVID-19, l’ensemble du personnel de notre CIUSSS fait face à une demande extraordinaire, et les membres de l’équipe de l’Entretien ménager, également connu sous le nom de Services environnementaux, n’en sont pas exempts. Ils sont chargés de récurer et de nettoyer en profondeur les surfaces pour s’assurer qu’elles sont désinfectées, un travail physique exigeant qui les met en contact avec des sources de contamination potentiellement dangereuses.

Certains sacrifient leur vie personnelle en s’isolant volontairement de leur famille. Un employé a renoncé à passer du temps avec son nouveau-né, pour que sa conjointe puisse s’installer dans un autre domicile avec le bébé afin d’éviter une contamination possible, tandis qu’un autre habite dans son garage pour protéger ses parents âgés.

Toutefois, malgré leur inquiétude, les membres de l’équipe de l’Entretien ménager n’ont pas d’autres possibilités que de se présenter au travail : ils ne peuvent pas travailler à distance. « Nous avons tous une famille que nous voulons protéger. Mais, nous devons réprimer nos craintes pour venir travailler », ajoute M. Latendresse Jobin. « En définitive, nous le faisons par solidarité envers les autres ».  

Dès le début de l’éclosion du coronavirus, l’équipe de l’Entretien ménager a rapidement modifié les protocoles de nettoyage afin de satisfaire aux normes de contrôle des infections de l’HGJ. Leurs outils allaient des serpillières aux lingettes approuvées pour un usage hospitalier en passant par le système Nocospray de décontamination des chambres, à la fine pointe de la technologie.

Leurs fonctions peuvent les amener à pénétrer dans les aires de soins aigus, en plein cœur des unités les plus infectées par la pandémie, où ils doivent revêtir tous les éléments de l’équipement de protection individuelle, y compris un masque, un écran facial et une blouse d’hôpital jetable. Et, l’exécution de leurs tâches peut susciter du stress. « Nous sommes fiers d’eux et de la manière dont ils ont relevé ce défi », de dire Anthony Turi, chef des Services environnementaux à l’HGJ. « Le travail de nos gens a fait une différence  ».

Dès le début de la pandémie, M. Latendresse Jobin s’est porté volontaire pour un horaire prolongé, soit de 9 h à 23 h, cinq jours par semaine. Selon lui, ces heures de travail supplémentaires lui permettent de veiller à la sécurité de ses collègues. M. Turi décrit M. Latendresse Jobin comme un ‘ange gardien’.

Constantinos Petrakos, un autre membre de l’équipe de l’Entretien ménager, a travaillé jusqu’à 16 heures par jour. Il dit que la crise lui a permis de mieux apprécier l’engagement des travailleurs de la santé à l’HGJ, particulièrement le dévouement des infirmières et des infirmiers. « Chaque personne va au-delà des attentes », explique M. Petrakos. « L’esprit de camaraderie est incroyable. Nous vivons tous la même chose et savons que nous luttons côte à côte, du personnel d’entretien ménager aux médecins ». « Nous sommes tous dans le même bateau. C’est comme l’arche de Noé », ajoute-t-il. Et, l’équipe de l’entretien ménager est à bord, pour récurer et vaporiser avec les systèmes Nocospray, pour assurer la sécurité de tous, le mieux possible.

Écoutez le balado du CIUSSS avec Anthony Turi, chef de service, Direction des services techniques – Hygiène et salubrité à l’Hôpital général juif.