Bravo les ados! Les adolescents retroussent leurs manches pour le vaccin contre la COVID-19

Kathleen Manalastas, une candidate à la profession d’infirmière (CPI) qui travaillera à l’Hôpital général juif, administre une dose du vaccin à un élève d’une école secondaire à l’aréna Bill-Durnan, l’un des sites de vaccination de notre CIUSSS.
Kathleen Manalastas, une candidate à la profession d’infirmière (CPI) qui travaillera à l’Hôpital général juif, administre une dose du vaccin à un élève d’une école secondaire à l’aréna Bill-Durnan, l’un des sites de vaccination de notre CIUSSS.

En juin, la présence de sacs à dos, d’écouteurs et de plusieurs adolescents qui se bousculaient à l’aréna Bill-Durnan était un signe que la vaccination des jeunes avait bel et bien commencé à l’échelle du Québec. Et notre CIUSSS était prêt!

Des balles antistress aux techniques de distraction, les personnes chargées des injections et les autres membres du personnel s’assurent que la campagne de vaccination des jeunes de 12 à 17 ans se déroule facilement et sans anxiété.  

« Nous avons tout mis en place pour que l’expérience soit positive et pour calmer les craintes », dit Sonia Boccardi, la directrice adjointe de la campagne de vaccination contre la COVID-19 de notre CIUSSS.

La vaccination des élèves des écoles de notre région à nos sites de vaccination de masse a eu lieu au cours des semaines du 7 et du 14 juin, dans le cadre d’un effort à l’échelle provincial pour s’assurer que 75 % des jeunes de 12 à 17 ans reçoivent la première dose du vaccin avant la fin de l’année scolaire, et qu’ils reçoivent la deuxième dose avant la rentrée des classes, à la fin du mois d’août.

À la suite de la campagne de vaccination scolaire, 50 pour cent des jeunes de 12 à 17 ans de la région desservie par le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal avaient reçu une première dose.   

Pour atteindre ce résultat, notre CIUSSS a collaboré étroitement avec les écoles de la région. Il s’agissait d’une opération de grande envergure, puisque notre région compte 58 écoles secondaires, fréquentées par près de 27 000 étudiants. Les responsables et le personnel de soutien du Programme école en santé ainsi que d’autres Services de notre CIUSSS ont élaboré un plan exhaustif pour chaque école privée et publique.

« La tâche n’était pas facile, en raison du nombre d’écoles au sein de notre région », a déclaré Robert Gervais, directeur adjoint de la Direction des services intégrés de première ligne, qui supervise la campagne de vaccination pour les écoles de notre CIUSSS. « Mais, nous sommes près fiers de dire que nous avons atteint notre objectif, grâce à l’excellente coopération de toutes les écoles. Nous sommes reconnaissants de les avoir comme partenaires ». 

Certains étudiants ont été vaccinés à leurs écoles, tandis que d’autres ont été transportés en autobus aux sites de vaccination de notre CIUSSS. Lors d’une journée en juin, plusieurs étudiants se sont même rendus à pied de l’École secondaire La Voie à l’aréna Bill-Durnan avoisinant, où ils étaient ravis d’être arrivés. En effet, après une année difficile, ils envisageaient le vaccin contre la COVID-19 comme une manière de reprendre les sports d’équipe et les rencontres sociales qui ont été interrompues par la pandémie.

Mais, la vaccination peut susciter de l’anxiété chez certains jeunes, et le personnel disposait de méthodes pour les détendre. Des balles souples et faciles à compresser étaient disponibles pour les adolescents qui avaient besoin de quelque chose pour soulager leur stress et les vaccinateurs facilitaient le processus en engageant une conversation amicale au sujet des activités scolaires ou des sports préférés de ces adolescents.

Les étudiants qui avaient besoin d’un peu plus d’appui pouvaient recevoir leur vaccin à l’intérieur d’une aire délimitée par un rideau comportant des chaises longues et des civières. Le personnel leur remettait des autocollants ou des crayons avec des gommes à effacer de couleur après avoir été vacciné.

Sherssery Anum, une infirmière au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM), est debout devant une aire délimitée par un rideau pour les personnes qui veulent plus d’intimité ou qui sont anxieuses, à l’aréna Bill-Durnan.
Sherssery Anum, une infirmière au Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), est debout devant une aire délimitée par un rideau pour les personnes qui veulent plus d’intimité ou qui sont anxieuses, à l’aréna Bill-Durnan.

« Parfois, l’anticipation du vaccin et l’anxiété peuvent se traduire par un peu de nervosité », explique Sherssery Anum, une infirmière du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) qui a travaillé au site à l’aréna Bill-Durnan.

Selon une étude, les deux tiers des jeunes et le quart des adultes ont peur des injections, et ce rapport indique que les évanouissements peuvent être fréquents parmi les adolescents après la vaccination.  

Les membres du personnel de notre CIUSSS étaient prêts à composer avec cette possibilité.

« S’il le faut, nous les laissons s’allonger pendant quelques minutes, le temps qu’ils récupèrent », de dire Madame Anum. Elle note que les réactions liées au stress sont de courte durée.

Plusieurs étudiants d’école secondaire qui étaient au site de l’aréna Bill-Durnan en juin ont dit qu’ils avaient trouvé la vaccination plus facile qu’ils anticipaient. Pendant les 15 minutes d’attente obligatoires après avoir reçu le vaccin, plusieurs jouaient à des jeux vidéo sur leur téléphone, tandis que d’autres écoutaient de la musique par le biais d’écouteurs ou parlaient avec animation avec leurs camarades de classe. Selon l’un d’eux, « il n’y avait pas de quoi s’inquiéter ».

Monsieur Gervais, qui est chargé des Unités enfance-famille, Maison de naissance, Jeunesse et Demandeurs d’asile (PRAIDA), est fier de la réussite de la campagne. « Mon admiration et ma gratitude vont à tous ceux qui ont travaillé d’arrache-pied pour le bon déroulement et la réussite de cette campagne soit une réussite. Je les remercie des nombreuses heures qu’ils y ont consacrées et de leur engagement envers notre objectif de protéger nos jeunes ».  

La vaccination des jeunes se poursuivra tout au long de l’été, sur rendez-vous, à nos sites de vaccination. Les jeunes âgés de 12 et 13 ans doivent obtenir le consentement d’un parent ou d’un tuteur légal avant de se faire vacciner, tandis que les adolescents de 14 ans et plus peuvent donner leur propre consentement.

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