Au fur et à mesure que la pandémie s’atténue, les bénévoles sont impatients de revenir à l’HGJ et aux autres sites du CIUSSS

Arborant la veste distinctive de couleur turquoise des bénévoles, Helen Fleischauer et Stavros Simoniansont dans l’entrée principale de l’HGJ en compagnie de Marko Obradovic, chef du Service de bénévolat, et de Nancy El Mallah, coordinatrice du Service de bénévolat à l’HGJ.
Arborant la veste distinctive de couleur turquoise des bénévoles, Helen Fleischauer et Stavros Simoniansont dans l’entrée principale de l’HGJ en compagnie de Marko Obradovic, chef du Service de bénévolat, et de Nancy El Mallah, coordinatrice du Service de bénévolat à l’HGJ.

Pour Stavros Simonian, être médecin signifie déployer des efforts supplémentaires pour aider les patients, quelles que soient ses circonstances personnelles. Par conséquent, après avoir obtenu son doctorat en médecine en Syrie et immigré au Canada, Monsieur Simonian a pris la décision de faire plus que de simplement préparer ses examens d’équivalence : il est devenu bénévole à l’HGJ.

En effet, depuis le mois de mai Monsieur Simonian est un visage familier au Département de l’urgence, où deux ou trois jours par semaine il passe six heures par jour, à aider les patients et les visiteurs, à préparer différentes trousses médicales et à prêter main-forte où c’est nécessaire.

Monsieur Simonian, qui travaille aussi au Centre d’hébergement Saint-Andrew à l’occasion, est l’un des nombreux bénévoles qui n’ont pas hésité à apporter leur soutien à l’HGJ et aux autres installations du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, maintenant que la menace de la pandémie de la COVID-19 s’est estompée.

Comme plusieurs bénévoles, Monsieur Simonian dit qu’il tire une grande satisfaction de son travail, mais que ses efforts ont aussi un aspect pratique : il profite de cette occasion pour se familiariser avec le système de santé canadien et pour acquérir une expérience du fonctionnement quotidien d’un grand hôpital de soins aigus. 

« Les infirmières et tous les membres du personnel ont été extrêmement serviables, et ils continuent de me donner des conseils précieux au sujet de la manière dont les soins sont prodigués », dit Monsieur Simonian, qui envisage de présenter une demande de résidence médicale (dans une spécialité qu’il n’a pas encore choisie), lorsqu’il aura réussi ses examens d’équivalence.  

Bien qu’un nombre important de bénévoles sont de nouveaux venus, Helen Fleischauer fait partie des nombreux « anciennes et anciens » qui reviennent, et pour qui le bénévolat est devenu un mode de vie.

En 2011, elle avait déjà fondé une entreprise prospère comme traductrice autonome, travaillant principalement à des documents relatifs à l’ingénierie, à la science et à la santé publique.

« Mais, je commençais à être lasse d’être assise devant mon ordinateur toute la journée sansparler à qui que ce soit, sauf à moi-même», se souvient Madame Fleischauer. « Je me suis dit : ‘je dois vraiment sortir, voir d’autres personnes et les aider’. »

C’est ce qui a donné lieu à son association de longue date avec le Service de radiologie à l’HGJ. « Lorsque je me suis inscrite comme bénévole, on m’a demandé si je souhaitais travailler devant un ordinateur; et j’ai poliment répondu : ‘Non merci. Je veux circuler dans l’Hôpital et parler à d’autres personnes’. »

Pendant un quart de travail de cinq heures une fois par semaine, Madame Fleischauer prépare les patients en vue de leur radiographie, tout en conversant avec eux et en s’efforçant de leur remonter le moral s’ils sont déprimés.

Elle dit que cela ne semblait pas naturel d’être absente de l’Hôpital pendant si longtemps en raison de la pandémie, mais qu’à son retour plus tôt cette année, elle s’est «facilement remise au travail. Bien sûr, il y a eu quelques changements, puisque certains membres du personnel ont pris leur retraite, mais une grande partie de l’ancienne équipe est de retour. »

« Cette combinaison de novices et d’anciens s’est avérée être un cocktail très efficace », ajoute Marko Obradovic, qui s’efforce de reconstituer les effectifs de bénévoles depuis le mois demars, lorsqu’il a été nommé chef du Service de bénévolat au CIUSSS. Auparavant, il avait travaillé pendant six ans au sein de ce réseau, mais dans le domaine des relations de travail.

À l’HGJ, dit-il, au moins 85 bénévoles ont été déployés dans plus de 40 Services, en sus de l’aide fournie par les étudiants au sein de l’Unité de soins intensifsdans le cadre d’une collaboration avec les universitésMcGill et Concordia.

« Les chiffres sont inférieurs à ce qu’ils étaientauparavant », précise Monsieur Obradovic, « mais n’oubliez pas que nous sommes repartis de zéro en mars et en avril dernier. Il n’y avait littéralement plus personne. »

Cependant, ajoute-t-il, lorsque les mesures les plus restrictives liées à la COVID-19 ont été assouplies, de nombreuses personnes se sont présentées pour mettre leur temps à notre service dans plusieurs endroits.

Par exemple, il y a maintenant de 12 à 15 bénévoles au Centre de réadaptation Lethbridge-Layton-Mackay, où nous aidons les enfants ayant une déficience auditive, et où nous participons à la création de documents en braille. 

À l’Hôpital Mont-Sinaï, au moins 15 bénévoles participent à différentes activités, y compris la Célébration de la vie, une cérémonie commémorative pour les familles des résidents décédés à l’Hôpital.

Dans la mesure du possible, les bénévoles sont jumelés aux Services et aux types de soins qui correspondent à leurs champs d’intérêt, explique Nancy El Mallah, coordinatrice des Services de bénévolat à l’HGJ.

Souvent, dit-elle, le bénévolat est une manière dont les personnes expriment leur gratitude pour les soins qu’ils ontreçus ou qu’un proche a reçus à l’Hôpital. « Ils veulent faire quelque chose de concret et donner quelque chose à l’Hôpital. Il est remarquable de voir à quel point ils tiennent à aider les personnes vulnérables et à faire del’Hôpital un meilleur endroit. »

Madame El Mallah ajoute qu’elle est fière d’aider l’HGJ à maintenir sa longue tradition d’accueillir des bénévoles et de tirer le meilleur parti possible de leur désir d’aider. Madame Fleischauer partage ce sentiment. « Après onze ans, je sens que je suis à ma place ici », dit-elle. « Même en marchant dans les couloirs, je reconnais des personnes que je connais et que je salue depuis des années. Je me sens comme chez moi. »