Une petite équipe qui accomplit de grandes choses

Membres de l’équipe de soins infirmiers du PRAIDA au quartier général du Programme (de gauche à droite) : Isabelle Pelletier, Farah Datus, Mia Roy-Bourdages et Vienna Valeriani. Absentes de la photo : Awatif Aarbaoui, Armelle Saint-Preux et Céline Dumas
Membres de l’équipe de soins infirmiers du PRAIDA au quartier général du Programme (de gauche à droite) : Isabelle Pelletier, Farah Datus, Mia Roy-Bourdages et Vienna Valeriani. Absentes de la photo : Awatif Aarbaoui, Armelle Saint-Preux et Céline Dumas Isabelle Pelletier, Farah Datus, Mia Roy-Bourdages, Vienna Valeriani. Not in the photo: Awatif Aarbaoui, Armelle Saint-Preux, Céline Dumas

Les infirmières du PRAIDA offrent soins et soutien aux demandeurs d’asile

Quand des demandeurs d’asile arrivent à Montréal, les infirmières cliniciennes de notre CIUSSS sont parmi les premiers professionnels de la santé qu’ils rencontrent. Ces infirmières font partie d’une équipe qui aide et oriente les nouveaux venus dans les 72 heures suivant leur arrivée.

« C’est une petite équipe qui accomplit de grandes choses! », précise Marie-Eve Boulanger, coordonnatrice par intérim du Programme régional d’accueil et d’intégration des demandeurs d’asile, ou PRAIDA.

En 2017, l’arrivée d’un nombre jamais vu de demandeurs d’asile à Montréal a mis le PRAIDA à l’épreuve. Beaucoup de nouveaux venus avaient besoin de soins de santé, et ce, pour des états allant d’une fièvre à une maladie chronique.

Mais ils ne savaient pas vers qui se tourner.

C’est là où le PRAIDA est entré en jeu. L’équipe évaluait initialement les femmes enceintes et les dirigeait au besoin vers le service approprié. Puis, à compter de 2018, une équipe formée de cinq infirmières et d’une responsable s’est mise à offrir des vaccins et du soutien depuis la Résidence YMCA au centre-ville de Montréal et le quartier général du PRAIDA sur Saint-Denis.

Depuis, le rôle des infirmières s’est élargi. Au quotidien, outre la vaccination des enfants et des adultes, elles évaluent les besoins des nouveaux arrivants, les aiguillent vers les ressources appropriées et leur expliquent les soins de santé auxquels ils ont accès.

Et ce n’est pas une mince tâche, puisqu’une centaine de demandeurs d’asile de tous âges se présentent au PRAIDA chaque jour. L’administration d’un simple vaccin devient compliquée sans carnet de vaccination. Pour exécuter une ordonnance rédigée dans un autre pays, il faut parfois chercher le médicament équivalent offert au Québec. L’évaluation d’un trouble du sommeil se complique s’il s’accompagne de stress post-traumatique.

En plus, bien des nouveaux arrivants ne parlent ni français ni anglais. Il faut donc faire appel à des interprètes.

« Mon travail est important puisqu’il me permet d’aider un groupe de personnes vulnérables à naviguer le système des soins de santé et de fournir un appui qui comble les besoins en matière de soins de santé », explique Vienna Valeriani, l’une des infirmières de l’équipe PRAIDA. Elle a le sentiment de défendre les droits des demandeurs d’asile et d’exécuter ses fonctions sans le cadre d’une démarche holistique de soins.

Quand l’équipe de soins infirmiers a terminé son intervention, elle aiguille les usagers vers une ressource dans la communauté, comme un CLSC ou un groupe de médecine familiale (GMF). Le PRAIDA a en effet noué des partenariats avec un éventail de ressources à Montréal, comme le YMCA, la Clinique multiculturelle de l’Hôpital de Montréal pour enfants, ainsi que des travailleurs sociaux et des médecins qui traitent les demandeurs d’asile.

Et c’est grâce à un projet pilote du CIUSSS et du Département régional de médecine générale (DRMG) qu’un suivi peut être assuré dans les groupes de médecine familiale. Comme les infirmières du PRAIDA ont déjà fourni aux demandeurs d’asile des soins primaires, elles transmettent aux cliniques externes l’information nécessaire.

« Le personnel du CIUSSS est conscient qu’une infirmière a déjà fait une partie du travail auprès des demandeurs d’asile. Il peut donc communiquer avec le PRAIDA s’il a des questions », précise madame Boulanger.

Malgré sa grande portée, le PRAIDA demeure méconnu, ajoute-t-elle. « Les infirmières font un travail colossal. »

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