Un parcours de résilience : accompagner les réfugiés après leurs traumas

Un parcours de résilience
Photo, de gauche à droite : Daniel Derivois, psychologue et professeur à l’Université de Bourgogne Franche-Comté (France), Dre Cécile Rousseau, pédopsychiatre et professeure à l’Université McGill ainsi que directrice scientifique du Centre de recherche Sherpa, Garine Papazian-Zohrabian, psychologue et professeure à l’Université de Montréal.

Le parcours des réfugiés est souvent ardu. C’est la raison pour laquelle notre CIUSSS s’efforce de trouver des manières de les aider à se rétablir en tirant parti des ressources des soins de santé.

« L’augmentation récente de personnes réfugiées au Québec a entraîné un besoin croissant de soins de santé adaptés à la culture et au contexte spécifique de la migration forcée », explique la Dre Cécile Rousseau, directrice scientifique du Centre de recherche Sherpa. La Dre Rousseau était la conférencière lors d’un colloque de deux jours en octobre, organisé par le Centre d’expertise sur le bien-être et l’état de santé physique des réfugiés et des demandeurs d’asile, en collaboration avec le Centre de recherche Sherpa. Le panel d’invités s’est penché sur le rôle des soins de santé pour aider les réfugiés à s’établir dans un environnement plus harmonieux dans notre province.

Les discussions ont porté sur les thèmes suivants :
• les parcours de résilience;
• les activités d’expression créatrice pour les enfants et les adolescents réfugiés;
• les traumas engendrés par les violences basées sur le sexe;
• les meilleures pratiques et les interventions prometteuses auprès de personnes réfugiées;
• traumatisme vicariant chez les intervenants.

Le colloque a comblé l’écart entre la pratique et la recherche en promouvant le partage des meilleures pratiques, le transfert des connaissances et l’établissement de liens entre les professionnels.

« Les demandeurs d’asile sont les personnes les plus fragiles auxquelles on puisse penser », a déclaré Francine Dupuis, Présidente-Directrice générale adjointe, qui a prononcé le discours d’ouverture du symposium. « Ils ont tout perdu—famille, amis, biens personnels, pays. Ils ont connu la guerre, la violence, l’extrême pauvreté et la maladie. C’est notre devoir de reconnaître cette réalité et de les accompagner de notre mieux dans leur parcours, sans porter de jugement. Nous sommes tous des humains, nous avons juste eu plus de chance. »

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