Un « Kiosque » communautaire offre du soutien aux usagers des soins psychiatriques

Les bénévoles Lena Fitzmorris (à gauche) et Danielle Niseze, aident les utilisateurs à trouver de l'information sur la santé mentale au kiosque communautaire de l'IPCF.

Les personnes qui souhaitent obtenir de l’information au sujet de la santé mentale et des services communautaires connexes peuvent maintenant s’adresser au nouveau Centre de ressources et d’information situé dans le hall d’entrée de l’Institut de psychiatrie communautaire et familiale (IPCF).

Lancé le 4 octobre, le Centre, mieux connu sous le nom de « le Kiosque », est ouvert du lundi au vendredi, de 9 h à midi et de 13 h à 16 h, et des bénévoles sont disponibles pour aider toute personne recevant ou ayant reçu des services en santé mentale au sein du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Les patients et les clients ont accès facilement à l’information portant sur des sujets comme comprendre son diagnostic et que faire après l’hospitalisation, ainsi qu’à des renseignements sur le logement, l’emploi, les activités culturelles, les endroits où s’adresser pour obtenir des conseils juridiques et les banques alimentaires locales.

Dans un espace bien éclairé, les bénévoles aident les visiteurs à utiliser les trois ordinateurs, le iPad, la carte de ressources de services en santé mentale et la bibliothèque de brochures et d’autre matériel de référence.

« Le hall d’entrée de l’IPCF est vaste, et nous considérons que cet espace est un lieu de rencontre naturel », explique le Dr Karl Looper, chef du Département de psychiatrie, à l’HGJ. « Comme c’est un endroit qui sert habituellement de salle d’attente aux patients, et où ils n’ont rien à faire, il nous a semblé qu’il s’agissait du lieu parfait et de l’occasion idéale pour que les patients entrent en contact avec nous et puissent mieux s’informer. »

Selon Chesley Walsh, coordinatrice du Programme de bénévolat du Département de psychiatrie, le kiosque est l’un des éléments d’une initiative à trois volets visant à optimiser la présence des bénévoles pour accroître les services aux patients et aux clients.

Madame Walsh ajoute que les bénévoles participent également aux activités des patients admis à l’HGJ (jeux de société, zoothérapie, musique) et siègent au Comité consultatif des patients, où ces derniers fournissent du feedback sur les activités courantes et suggérées.

Ces trois initiatives sont fondées sur les recherches et les données recueillies par les groupes de discussion, où les personnes ayant reçu des services en santé mentale, qui ont une connaissance approfondie de ce qui est requis, jouent un rôle clé. Teodora Constantinescu, la bibliothécaire de l’IPCF qui est maintenant chargé de fournir le matériel, a également été d’un apport précieux à l’élaboration de ces projets.

« Ce que nous avons créé est fondé sur ce que les patients nous ont dit », ajoute l’ergothérapeute Amanda St-Jean, « et nous continuons à créer et à changer en fonction de ce que les gens nous disent avoir besoin. »

Le Dr Looper dit que cette démarche est connue sous le nom de modèle de rétablissement en santé mentale, qui « fait participer les patients à leur rétablissement en se fondant sur la théorie qu’ils possèdent en eux les ressources nécessaires pour se rétablir. Notre travail consiste à faciliter ce cheminement, comparativement à l’approche traditionnelle, plus paternaliste. »

Il ajoute que les professionnels en Psychiatrie ne cessaient de recevoir des demandes de lieux de rencontre, autant pour les patients externes que pour les patients hospitalisés, où il règnerait un esprit de camaraderie différent de ce que les professionnels pouvaient offrir. Une interaction unique et différente, avec plus d’activités, d’échanges et de contacts personnels. »

Madame Walsh remarque aussi que la présence de personnel dans le kiosque dépend énormément du partenariat du Département de Psychiatrie avec Uphouse, un organisme communautaire où les personnes présentant des problèmes de santé mentale jouent un rôle de premier plan dans la gestion de leurs propres activités.

« C’est formidable de pouvoir finalement ouvrir notre kiosque et de voir les gens en tirer parti », ajoute Madame St-Jean. « Nous voyons un résultat tangible qui découle de toutes nos recherches et de nos efforts. »

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