Sécurité des patients — nous sommes tous membres de la même équipe

Les membres du personnel ont suivi une formation portant sur plusieurs concepts relatifs à la sécurité des patients lors d’un atelier d’une journée à l’Hôpital général juif.

Prodiguer des soins dans un environnement sûr et sécuritaire est l’une des valeurs clés de notre CIUSSS. Et, quand des lacunes dans la sécurité des patients sont décelées, il incombe aux membres de l’équipe des soins de santé, cliniques et non-cliniques, de gérer la situation avec professionnalisme.

Récemment, un atelier interactif d’une journée sur la sécurité des patients a eu lieu à l’Hôpital général juif pour rappeler aux membres du personnel qu’il est indispensable d’inviter une autre personne au sein de leur équipe.

« Les patients devraient toujours avoir une voix, puisqu’ils ne sont pas de simples bénéficiaires de service », a dit le conférencier Mark Daly aux participants, en réitérant le titre de la conférence, Safety is Everybody’s Business: Applying and Teaching Patient Safety Competencies (La sécurité nous concerne tous : mise en œuvre et enseignement des compétences en matière de sécurité) . Pour créer un environnement le plus sécuritaire possible, les patients doivent être inclus et considérés comme des membres fondamentaux des équipes, ce qui signifie qu’il faut les tenir au courant régulièrement et les inviter à participer à toute décision liée à leurs soins.  

Monsieur Daly, qui est le directeur de la formation professorale au Bureau de la formation interprofessionnelle, à l’université McGill*, a abordé d’autres caractéristiques clés d’une équipe solide. Il a notamment demandé aux participants d’énoncer les qualités d’un chef d’équipe efficace. Les membres de l’auditoire ont indiqué qu’ils préféreraient une personne :

  • motivante;
  • inspirante;
  • transparente;
  • compétente;
  • talentueuse;
  • prêchant par l’exemple;
  • guidée par une vision claire.

Daly a convenu qu’un bon dirigeant définira clairement les objectifs du groupe et, au besoin, assignera des tâches et adaptera le plan de soins au patient. Il a souligné l’importance d’examiner la performance de l’équipe par la suite, certes pour célébrer les réalisations, mais aussi pour cerner ce qui devrait être modifié pour entraîner une amélioration. Il a précisé aux participants qui venaient du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, du CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal et du Centre universitaire de santé McGill que « le feedback doit être donné en temps opportun, et être respectueux et spécifique ».

Les équipes performent bien dans un environnement d’appui mutuel. « Est-ce que vous créez une culture où les membres du personnel n’hésitent pas à demander de l’aide ou à parler d’un problème? » M. Daly ajoute qu’un environnement sécuritaire pour les membres du personnel est également plus sûr pour les patients.   


Une approche interactive pour assure la sécurité des patients

Pendant l’ensemble de l’atelier, les participants étaient réunis en groupes pour discuter de scénarios hypothétiques sur la sécurité des patients, semblables à des situations qui pourraient se produire dans le cadre de leurs fonctions.

Les membres du personnel ont discuté de la manière de résoudre un problème de sécurité des patients dans le cadre d’un atelier interactif sur la sécurité, qui a eu lieu à l’Hôpital général juif.

L’un des scénarios concernait une patiente qui avait subi un AVC et qui s’exprimait mal en français et en anglais. Elle était retournée chez elle dernièrement, après deux mois dans une unité de réadaptation fonctionnelle intensive. Elle éprouvait des troubles d’élocution et même son fils ne comprenait pas toujours ce qu’elle disait. Elle vivait seule, et son fils habitait à une distance de 30 minutes. L’infirmière du CLSC avait déterminé qu’elle recevrait 15 heures de soins par semaine pour l’aider, notamment, à se laver et à faire sa lessive.   

Un matin, cette femme avait eu du mal à se lever de son lit. En raison de la barrière linguistique et de ses problèmes d’élocution, elle n’avait pas pu aviser l’employé du CLSC qui était venu plus tard au cours de la journée. Ce soir-là, après avoir été à la salle de bain, elle n’avait pas pu se relever de la toilette et elle était restée assise pendant 10 heures à cet endroit, où son fils l’avait retrouvé éventuellement.

Dans ce scénario, les membres du personnel ont cerné certains problèmes de sécurité qui auraient dû être résolus. « Qui est chargé de cette patiente ou qui est le point de contact, ce n’est pas clair », a noté l’un des participants. « Il y a un manque de communication entre l’équipe du centre de réadaptation et celle des soins à domicile, pas de continuité dans les soins », dit un autre. « Ils ont négligé de cerner les besoins de communication de base de la patiente, ils auraient dû prévoir les services d’un interprète », suggère un troisième participant. Réfléchir aux problèmes de sécurité des patients dans le cadre d’un atelier peut aider les membres du personnel à être plus aptes à les résoudre dans leur environnement de travail indique M. Daly.

« Nous voulons que les participants comprennent comment résoudre des situations dans un environnement sécuritaire, avec nous. De cette manière quand ils sont devant un patient ou un collègue, ils peuvent tirer parti de certains outils et d’idées acquis pendant l’atelier. »

Les outils et les techniques de formation sont disponibles en ligne pour les membres du personnel qui souhaiteraient apprendre les concepts de sécurité des patients pour, à leur tour, les enseigner à leurs collègues.

*L’atelier, fondé sur un cadre de travail de l’Institut canadien pour la sécurité des patients, a été organisé par le Bureau de la formation professorale, Bureau du développement professionnel continu, Bureau de la formation interprofessionnelle, à l’université McGill, en collaboration avec leCIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal, le CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal et les partenaires du CUSM.

 

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