Portes ouvertes pour un esprit ouvert

Sue Rusk, professeure de yoga bénévole, dirige un cours dans l’atmosphère sereine des jardins du Centre du bien-être L’espoir, c’est la vie.

En cette journée estivale ensoleillée, le jardin était le premier à accueillir les visiteurs : ici, une plate-bande de fleurs, là-bas, une personne en posture de yoga à côté d’une sculpture. À l’intérieur, des fauteuils confortables nous tendent les bras, et l’odeur appétissante de nourriture fraîchement apprêtée parvenant de l’étage supérieur aiguise notre appétit.

En pénétrant dans cet endroit, nous avons l’impression d’arriver dans une oasis. Ce qui ne transpire pas, tout au moins au premier abord, c’est qu’il s’agit d’un lieu de rencontre pour les patients atteints de cancer et pour leur famille.

Et c’est exactement le but visé.

Lors de la journée portes ouvertes du Centre du bien-être L’espoir, c’est la vie, les visiteurs participent à un cours d’art en compagnie d’Elaine Dubrovsky (debout, à gauche), qui enseigne l’art bénévolement depuis le lancement de ce programme.
Lors de la journée portes ouvertes du Centre du bien-être L’espoir, c’est la vie, les visiteurs participent à un cours d’art en compagnie d’Elaine Dubrovsky (debout, à gauche), qui enseigne l’art bénévolement depuis le lancement de ce programme.

« Nous avons décidé d’organiser cette journée portes ouvertes pour que les visiteurs puissent s’imprégner de notre ambiance chaleureuse et accueillante », explique Hena Kon, spécialiste en Communications de L’espoir, c’est la vie. En effet, depuis 2007, le Centre du bien-être l’Espoir, c’est la vie de l’HGJ, également connu sous le nom de Maison de Lou, soigne les âmes et les esprits, et procure ainsi aux patients atteints du cancer la force intérieure nécessaire pour relever le défi de rétablir leur santé.

« Contrairement à un hôpital, qui est souvent associé aux tests et aux interventions, notre Centre est un lieu de réconfort », ajoute madame Kon. « Loin d’être déprimés par la compagnie d’autres patients atteints du cancer, les participants sont reconnaissants de pouvoir s’entraider en apprenant, en partageant leurs expériences et en s’appuyant les uns les autres. Quand ils partent d’ici, ils se sentent mieux, connectés et motivés ».

Et, c’était précisément l’objectif de l’événement portes ouvertes du 6 juillet qui célébrait également le 10e anniversaire du Centre. Les membres du personnel et les bénévoles se sont mêlés aux visiteurs curieux et aux nouveaux venus qui se joignaient aux nombreux patients (ou anciens patients) membres du Centre, aux familles, aux amis et aux aidants.

Un éventail d’activités organisées pendant toute la journée présentait au public les thérapies complémentaires offertes aux participants au cours de la dernière décennie.   

Au cours des deux années suivant un diagnostic de cancer, les bénévoles chargés de l’inscription aident les patients à mettre au point un plan de mieux-être personnalisé en fonction de leurs besoins et de leurs préférences. Les participants ne sont pas contraints de respecter un horaire rigoureux, et même si certaines activités exigent une inscription préalable, plusieurs autres sont disponibles sans réservation. Les patients revitalisent leur corps et leur esprit, que ce soit en se reposant dans l’un des salons accueillant du Centre ou pendant un massage bienfaisant, ou encore en stimulant leur créativité lors d’un cours de fabrication de bijoux, d’une séance de chorale ou en reprenant des forces par le biais de mouvements supervisés dans le gymnase bien équipé ou de cours de danse ou de qi gong. 

Toutes ces activités ont lieu sous la supervision du personnel chevronné et des bénévoles, qui sont sur place pour aider les patients à continuer à se rétablir au-delà des quatre murs du Centre, dans leur vie quotidienne, au sein de leur collectivité. « Nous expliquons aux participants l’importance de ne pas abuser de leurs forces », de dire Anouline Sintharaphone, la coordinatrice du programme d’exercices du Centre, qui s’est jointe à l’équipe en 2009. « C’est surtout quand ils sont confrontés aux effets secondaires de leur traitement que les patients apprennent à respecter leur corps pour être en mesure de gérer leur énergie et d’éviter la fatigue ».

Les ateliers de gestion du stress nous aident aussi à préparer les patients agités à affronter les rigueurs du traitement et à gérer leur anxiété, ajoute Ron Grossman, un instructeur bénévole qui œuvre au Centre depuis huit ans. Il explique que les patients prennent le temps de découvrir, par exemple, quelles techniques de respiration présentées pendant le cours leur conviennent le mieux pour se détendre et ils s’entraînent à la maison. Ensuite, pendant leurs traitements à l’hôpital ils mettent en œuvre ce qu’ils ont appris ici pour être plus calmes.

Madame Kon souligne que le Centre du bien-être L’espoir, c’est la vie est affilié à un hôpital, et l’équipe collabore étroitement avec le Service d’oncologie du Centre du cancer Segal de l’HGJ. À ce titre, les thérapies du Centre sont fondées sur des faits et complémentaires aux traitements, plutôt que centrées sur la médecine parallèle. Tous les patients atteints de cancer habitant dans l’agglomération montréalaise, quel que soit l’hôpital auquel ils sont affiliés, sont les bienvenus et peuvent participer aux programmes, tous gratuits et bilingues.

L’ambiance était résolument festive quand les organisateurs ont servi le gâteau d’anniversaire, une douce célébration qui marquait également la 36e année du lancement de L’Espoir, c’est la vie « On ne peut pas s’imaginer qu’il y a du rire, mais il y a du rire tous les jours, ils vivent pleinement leur vie tous les jours », dit Marcelle Kecman coordonnatrice du Centre de bien-être”

Le Centre du bien-être L’espoir, c’est la vie est situé sur le chemin de la Côte-Sainte-Catherine, à l’angle de la rue Lavoie. Pour en savoir plus, communiquez avec le Centre, au numéro 514-340-3616 ou visitez le site hopeandcope.ca.

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *