Lutter pour un CIUSSS sans stigmatisation

Centre de ressources et d’information
Devant les ordinateurs du nouveau Centre de ressources et d’information à l’Institut de psychiatrie communautaire et familiale, de gauche à droite : Dr Karl Looper, chef de la Psychiatrie à l’Hôpital général juif, Amanda St-Jean, ergothérapeute, et Chesley Walsh, coordinatrice du Programme bénévoles et partenaires.

Comme la stigmatisation entourant la santé mentale prospère quand elle est dissimulée, notre CIUSSS l’a exposé au grand jour.

Pour faciliter les discussions au sujet de la santé mentale, des tables rondes ont été installées bien en vue, dans le hall d’entrée principal de l’Hôpital général juif, autour desquelles les personnes ayant des problèmes de santé mentale ou leurs proches aidants et leurs proches étaient assises pour partager leur vécu avec les membres du personnel et du public.

La « Bibliothèque vivante » a été lancée dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales; il s’agit de l’une des nombreuses activités visant à rehausser la sensibilisation aux maladies mentales auprès des membres du personnel et du public.

« La Bibliothèque vivante est un lieu de rencontre conçu pour susciter une interaction positive entre les personnes touchées par des problèmes de santé mentale et les employés du CIUSSS », explique Isabelle Bisaillon, agente de planification, programmation et recherche, Direction du programme de santé mentale et dépendance. « Entendre une personne assise devant nous raconter ce qu’elle a vécu peut aider à lutter contre les préjugés ou les idées fausses entourant la santé mentale. »

Yvon, l’un des participants à la Bibliothèque vivante, explique ce qu’il a vécu à Marisa Rodi, spécialiste en communications internes au Service des communications et relations médias.

La semaine de sensibilisation a également officialisé l’ouverture, à l’Institut de psychiatrie communautaire et familiale, d’un kiosque à l’intention des usagers des services de santé mentale et des membres du personnel de notre CIUSSS.

Les visiteurs peuvent utiliser les ordinateurs, situés dans le hall d’entrée de l’Institut de psychiatrie communautaire et familiale (IPCF) pour accéder à Internet ou pour consulter une carte interactive indiquant quelles sont les ressources communautaires pour les hommes et pour les femmes, les groupes religieux offrant de l’appui, les restaurants bon marché et d’autres services dans la région de Montréal. Des livres et des dépliants d’information sont également disponibles. Des membres de l’équipe sont au Centre tous les jours, de 9 h à midi et de 13 h à 16 h.    

Le concept du kiosque a été suggéré par l’équipe de Psychiatrie de l’HGJ, qui s’est fondée sur le feed-back des usagers et des patients des services de santé mentale, dit Dr Karl Looper, chef de la Psychiatrie à l’HGJ.

« L’une des demandes était de mettre sur pied un programme de bénévolat dans le cadre duquel les personnes guéries pouvaient aider les autres », explique-t-il.

Plusieurs des bénévoles du kiosque sont des membres de la Maison UP Donald Berman, un organisme dont le but est d’aider ses membres à trouver un emploi et un logement, à s’instruire et à améliorer leur bien-être.

« Nous nous sommes associés à la Maison UP pour aider leurs membres à trouver des emplois de transition, grâce aux bénévoles qui sont ici » explique Amanda St-Jean, ergothérapeute à l’Hôpital général juif. « Il s’agit d’une collaboration précieuse qui permet également de créer un lieu communautaire où les membres de la communauté et du personnel se rencontrent. »

« Le bénévolat est l’une des manières par le biais desquelles j’améliore mon intégration sociale », dit Marie-Claire Mailloux, bénévole au kiosque et membre de la Maison UP. « Cette activité m’encourage à socialiser et je me sens utile sans être stigmatisée. J’adore aider les gens, répondre à leurs questions et les écouter. »

Pour lutter contre la stigmatisation qui entoure la santé mentale, les participants étaient invités à rapporter à la maison une pince à linge décorée par un patient psychiatrique, à décorer leur propre pince, puis à l’offrir à une autre personne. Chaque pince à linge comporte la phrase « Je ne stigmatise pas ». Ils étaient également encouragés à consigner ce qu’être libre de stigmatisation signifiait pour eux sur un grand tableau blanc.

« L’ignorance et la peur sont la source des jugements qui favorisent l’isolation des personnes touchées par des problèmes de santé mentale et de leurs proches », ajoute Madame Bisaillon, qui est l’une des organisatrices de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales. « Nous nous efforçons de rehausser la sensibilisation, cette semaine et pendant toute l’année pour accroître l’intégration de ces personnes au sein de la communauté ».  

Un CIUSSS serein

Des séances de méditation ont été offertes à l’Hôpital général juif (HGJ) et au CLSC de Benny Farm et de Côte-des-Neiges (CDN), pour permettre aux membres du personnel de profiter de moments calmes et apaisants pendant leur journée de travail.

Meditation
Un groupe d’employés du CIUSSS respirent profondément à l’heure du midi au CLSC de Côte-des-Neiges lors d’une séance de méditation organisée dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales.

« J’ai vraiment aimé la méditation, et la possibilité de faire une pause pendant la journée », dit Myriam Meeschaert, une ergothérapeute qui a participé à la séance au CLSC de CDN. « Il s’agit d’une activité simple à effectuer pour les employés : nous pouvons simplement venir ici et méditer. C’était la première fois que je méditais ».

 

 

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