L’HGJ est le premier au Québec à offrir une nouvelle sorte de chirurgie mini-invasive de la colonne vertébrale

Photo composite du Dr Jeff Golan effectuant une endoscopie vertébrale. En haut, il manipule un outil chirurgical ultramince à travers un tube très étroit en métal inséré dans la colonne vertébrale du patient. En bas, le Dr Golan regarde deux écrans projetant deux radiographies de la colonne vertébrale (gauche et centre) et une vidéo diffusant en temps réel l’effet de son minuscule outil sur le tissu rachidien
Photo composite du Dr Jeff Golan effectuant une endoscopie vertébrale. En haut, il manipule un outil chirurgical ultramince à travers un tube très étroit en métal inséré dans la colonne vertébrale du patient. En bas, le Dr Golan regarde deux écrans projetant deux radiographies de la colonne vertébrale (gauche et centre) et une vidéo diffusant en temps réel l’effet de son minuscule outil sur le tissu rachidien

Quand elle a senti sa jambe droite céder, Jennifer Orr a immédiatement compris que la situation était grave. Habituée à soulever de l’équipement lourd, elle ressentait des pincements de douleur au dos, mais elle pensait qu’il s’agissait d’une irritation des tendons et des ligaments, problème qu’elle avait déjà vécu dans le passé.

Puis sa jambe droite s’est soudainement engourdie.

Comme Mme Orr l’a appris plus tard, la cause de cette douleur était une hernie discale lombaire. Cette rupture du cartilage d’un des disques intervertébraux provoque le glissement du noyau pulpeux vers l’extérieur, ce qui exerce une pression sur les racines nerveuses près du disque hernié et cause de la douleur au dos et à la jambe.

Normalement, les chirurgiens auraient pratiqué une longue incision dans le dos, écarté les muscles de leur attache vertébrale et possiblement, retiré du tissu sain pour avoir accès au canal rachidien.

Or, lorsque le Dr Jeff Golan, chef du Service de neurochirurgie de l’HGJ, a opéré Mme Orr, en juin, celle-ci est devenue l’une des premières patientes au Canada à subir une nouvelle sorte de chirurgie mini-invasive appelée endoscopie vertébrale.

Grâce à cette intervention, Mme Orr a pu marcher une heure après son opération, rentrer à la maison le même jour et reprendre presque toutes ses activités deux semaines plus tard, incluant des tâches moins difficiles au travail.

« Je suis très emballé et ravi de cette intervention », dit le Dr Golan, qui a suivi une formation intensive sur les outils servant pour ce type de chirurgie, outils plus largement utilisés en Europe et seulement dans quelques centres médicaux aux États-Unis.

https://www.youtube.com/watch?v=-bGPgsgQjXk
https://www.youtube.com/watch?v=-bGPgsgQjXk

« Nous avons enfin une technologie qui manquait depuis longtemps au Canada », ajoute-t-il, précisant que l’HGJ est le premier hôpital au Québec à offrir ce genre de chirurgie.

Selon le Dr Golan, cette opération est également idéale pour traiter la sténose du canal rachidien (compression des racines nerveuses qui provoque des douleurs et des troubles des membres inférieurs), la sciatique et certains maux de dos.

Pour opérer Mme Orr, le Dr Golan a pratiqué une petite incision cutanée, puis, guidé par les radiographies numériques projetées sur un grand écran, a délicatement poussé une longue canule chirurgicale (aiguille creuse) dans l’ouverture jusqu’à ce qu’elle atteigne le site du disque hernié. La canule a servi de guide pour introduire doucement un tube en métal de 8 millimètres (1/4 de pouce) de diamètre qui a suivi la voie tracée par la canule vers la région lésée.

Le tube contient quatre canaux : un permettant à des mini instruments d’atteindre le champ d’opération, un autre pour irriguer la région avec de l’eau, un troisième pour drainer l’eau et un quatrième contenant un système d’éclairage couplé à une caméra à fibres optiques montrant au Dr Golan et à son équipe le déroulement des actes chirurgicaux.

Une vidéo en temps réel du champ d’opération était projetée sur un grand écran dans la salle d’opération et deux plus petits écrans affichaient les images radiographiques disponibles instantanément.

L’outil chirurgical utilisé par le Dr Golan – qui fait partie de la nouvelle génération d’instruments conçus pour les chirurgies moins invasives – est d’importance capitale, car il permet d’ouvrir le seul passage requis dans le corps pour pratiquer l’intervention.

Le nombre de patients qui pourront bénéficier d’une endoscopie vertébrale dépendra de la demande, de dire le Dr Golan, mais il pense que l’HGJ peut traiter de 100 à 200 patients par année.

« Les patients continueront à constater les avantages de ce type de chirurgie bien des années plus tard, affirme-t-il, parce qu’il est probable qu’elle provoque moins de détérioration. Comme le tissu sain original n’est pratiquement pas touché, nous pensons que les patients n’éprouveront pas de douleur bien longtemps après. »

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