Les ordonnances électroniques assurent une transmission plus rapide et plus sécurisée des médicaments

Pendant une réunion d’équipe à l’Unité de soins intensifs cardiovasculaires pour discuter de médication, l’infirmière Kamylle Martin (à droite) prépare des médicaments sur le chariot tout en consultant (de la droite) la pharmacienne Helen Mantzanis, l’étudiante en médecine Ellen Dunbar-Lavoie (les deux utilisant la station de travail mobile) et la Dre Judith Therrien
Pendant une réunion d’équipe à l’Unité de soins intensifs cardiovasculaires pour discuter de médication, l’infirmière Kamylle Martin (à droite) prépare des médicaments sur le chariot tout en consultant (de la droite) la pharmacienne Helen Mantzanis, l’étudiante en médecine Ellen Dunbar-Lavoie (les deux utilisant la station de travail mobile) et la Dre Judith Therrien

Les patients hospitalisés à l’HGJ reçoivent leurs médicaments d’ordonnance plus rapidement que jamais grâce à un système d’ordonnance électronique plus étendu ici que dans tout autre établissement de soins de santé au Québec comptant une population de patients comparable.

Bien que les services pharmaceutiques dans un grand nombre d’hôpitaux (y compris l’HGJ) soient passés au numérique il y a plusieurs années, l’HGJ les a dépassés en adoptant des ordonnances informatisées que les médecins, infirmiers, pharmaciens et nutritionnistes peuvent remplir sur des terminaux d’ordinateurs – et parfois des appareils mobiles – installés dans l’ensemble de l’Hôpital.

Initialement lancé en novembre 2015, en mai 2019, le système était déjà déployé dans 96 pour cent des unités de soins internes. Par ailleurs, il est prévu d’implanter l’ordonnance électronique dans les unités de consultation externe. L’ensemble du réseau du CIUSSS devrait éventuellement adopter ce nouveau système.

Ce système permet aux prescripteurs de vérifier le profil pharmaceutique complet du patient avant de délivrer l’ordonnance pour s’assurer que le médicament et la dose à prescrire sont appropriés. Avec la technologie numérique, cette vérification peut se faire dans une unité de soins ou dans tout autre lieu à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Hôpital.

Ce nouveau processus optimise le temps du personnel médical, le médecin n’étant plus obligé de retourner à l’unité de soins, de consulter le dossier du patient et de rédiger ensuite une ordonnance papier, qui par ailleurs présente des risques d’erreur.

De plus, les médecins qui roulent la station de travail mobile au chevet de leurs patients pour leur prescrire leurs médicaments gagnent du temps précieux.

« C’est ce système qui nous démarque et maintenant, nous le pilotons pour le reste de la province, explique Eva Cohen, pharmacienne en chef au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. 

Selon Mme Cohen, le système numérique, appelé GESPHARxLite, a été implanté par une équipe composée de représentants des Services professionnels, du Service pharmaceutique, des Soins infirmiers, des TI et du corps médical.

Les composantes du système, soit l’ordonnance électronique et la feuille d’administration de médicament électronique, facilitent la prescription d’ordonnances informatisées et l’accès aux dossiers médicaux des patients.

« Le délai entre l’étape de saisie de l’ordonnance et l’étape de validation est de moins de deux heures, dit Mme Cohen. Les suggestions, recommandations et autres ajustements relatifs aux médicaments sont également communiqués électroniquement au prescripteur. »

Le personnel infirmier, auparavant tenu de transcrire manuellement toutes les ordonnances dans un registre d’administration des médicaments (un carnet répertoriant quand administrer les médicaments et à qui) a maintenant immédiatement accès au dossier électronique du patient dès que le médicament est prescrit.

Parmi les autres avantages relevés par Mme Cohen, soulignons les suivants :

  • Les allergies, qui sont indiquées aux prescripteurs lorsque l’ordonnance est émise, sont désormais précisées dans 99 pour cent des dossiers électroniques en comparaison de 36 pour cent dans le système papier.
  • L’élimination des ordonnances manuscrites réduit considérablement le risque de mal lire les directives.
  • Les abréviations dangereuses couramment utilisées dans les ordonnances manuscrites ont été éliminées.
  • Les professionnels ont rapidement accès à l’information dont ils ont besoin, notamment l’information sur l’administration du médicament (c’est-à-dire, si le médicament a été administré et, le cas échéant, quand, où et par qui).

Le bilan comparatif des médicaments, soit le processus visant à s’assurer que des renseignements précis et exhaustifs sur les médicaments sont systématiquement communiqués à travers les interfaces de soins, passera également au numérique.

Les professionnels seront ainsi en mesure de prescrire des médicaments aux patients lorsqu’ils quittent l’hôpital en sachant que les professionnels de la santé qui les verront par la suite seront informés des changements apportés à leurs médicaments pendant leur séjour à l’hôpital.

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