Les camps de jour permettent aux enfants de profiter de la magie de l’été

Une employée de Lethbridge-Layton-Mackay aide un campeur pendant une activité de science au Camp pour les enfants atteints de trouble développemental de la coordination tenu en 2018 à l’établissement Mackay
Une employée de Lethbridge-Layton-Mackay aide un campeur pendant une activité de science au Camp pour les enfants atteints de trouble développemental de la coordination tenu en 2018 à l’établissement Mackay

L’été offre aux enfants l’occasion de prendre une pause bien méritée de l’école, pour se détendre à la maison ou s’amuser à un camp de jour. Toutefois, les enfants atteints d’une déficience physique ne trouvent pas beaucoup de camps adaptés à leurs besoins ou ils doivent poursuivre leur thérapie pendant la saison estivale. Pour aider ces enfants à pleinement apprécier leur été sans compromettre leur thérapie, le Centre de réadaptation Lethbridge-Layton-Mackay offre deux camps thérapeutiques intensifs à son établissement Mackay : le camp pour les enfants atteints de trouble développemental de la coordination (TDC) et le camp en thérapie par le mouvement induit par la contrainte (TMIC). Le Centre s’est également associé au Camp Massawippi depuis sa fondation, en 1951, et cela fait plusieurs années que ce dernier offre son camp de jour à l’établissement Mackay.

Le camp TDC comprend des sessions de deux semaines, une pour les enfants de 5 à 7 ans et l’autre pour les enfants de 8 à 11 ans. Joëlle Poirier, coordinatrice clinique du programme des 8 à 21 ans à l’établissement Mackay du Centre de réadaptation Lethbridge-Layton-Mackay, dit que le Camp TDC promeut un environnement de soutien. « En raison de leurs difficultés de coordination et de motricité, les enfants souffrant de trouble développemental de la coordination sont souvent l’objet de moquerie à l’école. De plus, ils participent moins aux activités et ont moins d’amis et d’estime en soi. Les tâches routinières comme revêtir un maillot de bain, organiser le cartable ou lancer une balle sont ardues pour eux. » Le camp DTC est dirigé par une équipe multidisciplinaire composée d’ergothérapeutes, d’enseignants spécialisés, de physiothérapeutes et de bénévoles. Un grand nombre d’activités sont aussi animées par des organismes communautaires partenaires. Les enfants profitent d’un programme varié comprenant escrime, judo, artisanat, natation, expériences scientifiques et cuisine.

Les thérapeutes se concentrent sur les objectifs choisis par l’enfant, tout en aidant celui-ci à socialiser et à s’amuser. Ils utilisent l’approche CO-OP (orientation cognitive au rendement occupationnel quotidien) pour amener l’enfant à découvrir la stratégie qui lui permettra d’atteindre son objectif. « L’approche CO-OP permet aux enfants de réaliser leurs objectifs, notamment monter à vélo sans roues stabilisatrices, se servir d’un couteau et d’une fourchette pour couper et manger ses aliments, dessiner une licorne et jouer à un jeu avec d’autres enfants », explique Mme Poirier.

À la fin de chaque semaine, les parents sont invités à une présentation des activités auxquelles leurs enfants ont participé et aux objectifs auxquels ils ont travaillé, et leur réaction est très positive. Certains constatent que leur enfant est plus actif et moins désordonné à la maison. Un parent a rapporté que son fils a tellement adoré le camp qu’il espérait le voir durer plus longtemps à l’avenir. 

D’une durée de trois semaines, le camp en thérapie par le mouvement induit par la contrainte accueille les enfants atteints d’infirmité motrice cérébrale ou d’hémiplégie affectant l’usage d’un seul bras. Le camp vise à aider les enfants à améliorer l’usage du bras affecté par la pratique de tâches répétitives et d’activités de motricité fine et globale tandis que le bras fonctionnel est limité par une contrainte. À la fin de la journée, les enfants doivent pratiquer deux tâches courantes qui exigent l’usage des deux mains.

Selon Marie-Hélène Bosisio, ergothérapeute du programme pour les enfants de 0 à 7 ans, le camp aide notamment les participants à mieux comprendre leur affection. « Pour les enfants, l’environnement sécuritaire du camp leur donne la confiance de relever de nouveaux défis et de persévérer. Certains ont transposé ce cadre à la maison, où ils continuent à se pousser pour améliorer l’usage de leur main sur une base quotidienne, voire même des mois après la fin du camp. » 

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