La Ligne Aide Abus Aînés : Une décennie de soutien indéfectible!

L'équipe de la Ligne Aide Abus Aînés
L'équipe de la Ligne Aide Abus Aînés

C’est dans un bureau partagé au CLSC René-Cassin à Côte-Saint-Luc que la Ligne Aide Abus Aînés a vu le jour, le 1er octobre 2010, quand trois intervenants psychosociaux ont répondu aux premiers appels pour la première fois. En sa dixième année de soutien aux professionnels et aux membres du public à l’échelle du Québec, la Ligne dispose aujourd’hui d’un espace de travail bien différent!

En effet, la Ligne d’Aide n’a cessé de croître au cours des neuf dernières années, les différentes campagnes de sensibilisation lancées par le ministère de la Santé et des services sociaux du Québec ayant permis aux gens de mieux prévenir les cas de maltraitance. Aujourd’hui, neuf ans après le début de ses activités, la Ligne d’Aide évolue dans des bureaux plus larges et plus modernes et compte sur dix conseillers à l’accueil pour s’occuper du nombre croissant d’appels.

Bien que la majorité des appels proviennent du public (voir l’encadré), les demandes de consultations professionnelles sont en hausse, et plusieurs de ces professionnels qui se tournent vers la Ligne travaillent dans des établissements de soins de longue durée des secteurs public et privé.

Selon Cindy Thériault, travailleuse sociale spécialisée à Ligne Aide Abus Aînés, cela n’est pas étonnant vu la relation étroite qui s’établit entre le personnel des centres de soins de longue durée et les résidents dont ils s’occupent. « Il se peut qu’un préposé aux bénéficiaires (PAB) voie un proche malmener le résident qu’il est venu voir ou lui exiger de l’argent », explique Mme Thériault.  « Par ailleurs, une infirmière travaillant le quart de fin de semaine pourrait avoir besoin d’être guidée pour savoir comment intervenir auprès de résidents qui font preuve de comportements agressifs entre eux, notamment quand appeler la police ».

Pendant une demande de consultation professionnelle, l’intervenant psychosocial détermine quelles mesures ont déjà été prises et formule de nouvelles recommandations. Dans tous les cas, les recommandations sont validées par le spécialiste des activités cliniques sur place. Tous les appels sont confidentiels. Si le conseiller à l’accueil estime qu’un suivi est nécessaire, il demandera à l’appelant de rappeler. La coordonnatrice de la Ligne Aide Abus Aînés Sylvie Bouchard souligne que les intervenants psychosociaux jouissent d’une position avantageuse, « du fait que nous pouvons structurer l’intervention à distance. Nous ne vivons pas le même stress que les professionnels qui se trouvent en plein cœur de la situation – nous pouvons adopter une approche plus neutre ».

Outre son espace de travail nouvellement réaménagé, la Ligne Aide Abus Aînés dispose d’un site Web revampé www.aideabusaines.ca qui offre des nouveaux outils et des nouvelles ressources aux professionnels.

Sylvie Bouchard précise par ailleurs que le Québec fait face à une population vieillissante, plus de problèmes cognitifs et moins de proches aidants pour répondre aux besoins croissants. « C’est là où la Ligne d’Aide intervient. Nous offrons un soutien spécialisé là où il n’en existe pas, et ce, 365 jours par année », déclare Mme Bouchard.

Passer le flambeau

Près de dix ans après avoir répondu au tout premier appel à la Ligne Aide Abus Aînés, la coordonnatrice Sylvie Bouchard s’apprête à prendre sa retraite et à passer le flambeau.

Revenant sur sa carrière, Mme Bouchard relève que le travail de soutien a ponctué tous ses choix. Dans son rôle de coordonnatrice de la Ligne, appuyer les membres de son équipe et ses collègues constituait sa plus récente priorité, mais son intérêt pour la question de la maltraitance des aînés remonte à ses années universitaires, alors qu’elle avait choisi d’étudier ce sujet même. Elle a travaillé comme acupunctrice et travailleuse sociale – tout en se consacrant aux personnes dans le besoin.

Pour Mme Bouchard, il est important que les professionnels ne s’impliquent pas trop émotivement dans les cas de maltraitance des aînés. « Il ne faut pas oublier notre premier rôle », dit-elle. Parlant de l’importance de se sentir appuyé par les membres de son équipe, Mme Bouchard ajoute que « pour appuyer les autres, il faut d’abord se sentir soutenu dans ce qu’on fait ».

Rachel Thadal remplacera Sylvie Bouchard comme coordonnatrice de la Ligne Aide Abus Aînés. Récemment chargée du développement de projets à la Ligne, Mme Thadal tient à continuer à promouvoir les services de la Ligne, au sein de notre CIUSSS et à l’échelle de la province.

Ligne Aide Abus Aînés : 1 888 489 2287 www.aideabusaines.ca

  • La Ligne Aide Abus Aînés a répondu à un nombre d’appels sans précédent l’an dernier : 5 749 appels de la population en général et 474 demandes de consultations professionnelles.
  • Les demandes de consultations professionnelles étaient en hausse de près de 26 pour cent par rapport à l’an dernier; le nombre d’appels a dépassé de presque 46 pour cent les prévisions établies d’après les années précédentes;
  • Les appels du public ont augmenté d’un peu plus de 9 pour cent;
  • Partenariat avec le milieu financier : 29 consultations du secteur financier de 2018 à 2019; - Le nombre de conseillers à l’accueil de la Ligne d’Aide Abus Aînés a doublé, passant de cinq à dix dans les deux dernières années.

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