Apporter un peu de chaleur aux personnes dans le besoin, une maille à la fois!

Club des abeilles tricoteuses
De gauche, Johanne Dugas, JGH l'infirmière-chef de la néonatalogie Lyne Charbonneau, Andre Charbonneau.

Tandis que la majorité des employés du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal prennent leur fourchette à l’heure du midi, le personnel du Service des finances du CLSC de Benny Farm manie des aiguilles à tricoter.

En effet, tous les mercredis à l’heure du midi, les membres du Club des abeilles tricoteuses se retrouvent pour avancer leurs ouvrages de tricot personnels ou caritatifs. Le club a récemment donné 100 bonnets tricotés de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel aux bébés prématurés de l’Unité néonatale de soins intensifs de l’Hôpital général juif.

« Pour nous, il s’agit de prendre part à une activité que nous aimons, et de nous détendre, explique André Charbonneau, un des deux fondateurs du club et assistant exécutif au Service des finances. C’est agréable d’avoir un lieu qui nous donne un répit du travail et qui nous permet de décompresser et parler d’une occupation que nous aimons, tout en aidant les autres. »

L’idée de créer un club a été lancée lorsque M. Charbonneau a tricoté une paire de chaussons pour sa collègue Johanne Dugas, récipiendaire anonyme de son cadeau de Noël en 2017.

« J’ai été surprise d’apprendre qu’il tricotait, a dit Mme Dugas, cofondatrice du club et technicienne en administration au Service de la paie. Nous avons commencé par partager des techniques de tricot et avons rapidement décidé de créer un club pour réunir d’autres employés intéressés. »

Depuis la première séance de tricot entre M. Charbonneau et Mme Dugas tenue en janvier, près d’une douzaine d’adeptes du tricot se sont joints aux réunions hebdomadaires. Le club compte autant des novices que des experts du tricot.

« Chaque semaine, nous aidons nos membres à progresser dans les techniques du tricot, explique M. Charbonneau. J’ai beaucoup de plaisir; nous nous retrouvons avec des gens qui partagent les mêmes intérêts. Ce genre de relation entre collègues est très important ». Pendant cette heure du midi, le groupe évite de parler du travail et se concentre sur les aiguilles.

En février, lorsque les membres du club ont fait part au Service des finances de leur projet de tricoter des bonnets pour les prématurés, les collègues ont rapidement adhéré à la cause.

Tricoteuses

« Les gens ont ouvert immédiatement leur porte-monnaie, souligne Mme Dugas. Je me suis informée sur le type de laine qu’il fallait utiliser, nous l’avons commandée et nous nous sommes rapidement attelés à la tâche. Nous avons suggéré des bonnets parce que nous pensions que ce serait un ouvrage facile pour les débutants ». Le prochain projet du club sera de tricoter des bonnets pour les nouveau-nés.

« Quiconque travaille dans le domaine de la santé sait déjà ce qu’est le don de soi, dit Mme Dugas. Le fait de savoir que nous faisons du bien est gratifiant. »

Le Club des abeilles tricoteuses prévoit de plus grands projets pour l’automne. Selon Mme Dugas, il entend tricoter des carrés de 12 po sur 12 po qui seront réunis en couvertures pour les sans-abri. M. Charbonneau ajoute que le club espère aussi tricoter des chaussettes pour la même cause. Les abeilles tricoteuses plus avancées songent à tricoter des prothèses pour les survivantes du cancer du sein.

« Il n’y a pas de limites. Nous sommes ouverts à tous les projets et à toutes les causes », précise M. Charbonneau, qui ajoute que le groupe aimerait se réunir deux fois par semaine plutôt qu’une. « Plus les gens sont intéressés, plus nous aurons des dons pour acheter la laine, plus nos projets seront ambitieux. »

Les membres du personnel du CIUSSS qui aimeraient faire un don au Club des abeilles tricoteuses ou se joindre au club sont priés de communiquer avec M. Charbonneau par courriel, à acharbonneau@jgh.mcgill.ca.

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